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Ces drôles de députés qui ont… autre chose que «des idées dans la tête»!!!

* Une «dépravation bestiale» dénoncée avec véhémence et une «dérive malsaine» dans la conception même de la fonction de député

UniversNews (Politique) – Les islamistes et les ignorants n’en démordent pas, afin d’appâter la populace par des propositions alléchantes… et, surtout attachées à la sexualité. Même certains députés de notre prestigieuse qui ont un phallus implanté dans leur cerveau, continue de parler de plolygamie et du droit d’un Musulman d’épouser quatre femmes, sous pretexte que c’est indiqué dans le Coran, alors que le Livre Saint a spécifié que cela ne peut être possible que si le mari peut agir équitablement entre ses épouses, ce qui parait catégoriquement impossible.

Le malheur est que, au moment ou tous les yeux sont tournés vers les budgets des ministères, avec des augmentations inexpliquées et sans aucune feuille de route claire, dans un contexte de crise économique et sociale étouffante où les souffrances des Tunisiens ne cessent de s’aggraver, le député Abdessattar Zarai a choisi de soulever la question de la polygamie, en appelant à l’organisation d’un référendum populaire à ce sujet.

Cette initiative a été avancée en marge d’une audition du ministre de l’Industrie, consacrée aux missions de son département dans le cadre du projet de budget de l’État, le député a fait valoir qu’un tel référendum s’inscrivait au cœur même des principes de liberté et de démocratie.

Ce qui suscite le plus d’indignation dans cette démarche, ce n’est pas tant l’évocation de la polygamie en soi, mais plutôt le moment choisi pour le faire, ainsi que les implications politiques et sociales qui en découlent. Or, ce député a été élu précisément pour défendre le développement de sa région, porter les préoccupations des citoyens au sein du Parlement et contribuer à trouver des solutions aux crises qui pèsent lourdement sur leurs épaules.

Cependant, au lieu de faire du chômage, de la dégradation du pouvoir d’achat, de l’effondrement des services publics et de l’absence de projets de développement ses priorités, il a délibérément choisi de placer la polygamie au cœur de ses préoccupations ; comme si, aujourd’hui, il ne manquait plus au pays que l’ouverture d’un tel débat.

En réaction, l’écrivain et analyste politique Mustapha Attia a appelé, dans une publication, à criminaliser ce qu’il a qualifié de « dépravation bestiale », avant qu’il ne soit trop tard.

Le plus grave, dans de tels appels, ne réside pas seulement dans le mépris qu’ils manifestent à l’égard des priorités de la société ; ils révèlent surtout une dérive dans la conception même de la fonction de député. Ce dernier est censé porter la voix de ceux qui l’ont élu, et non transformer l’institution législative en une tribune pour des questions qui ne font qu’accentuer les divisions au sein de la société — et ce, à un moment où celle-ci a plus que jamais besoin de solutions concrètes à ses crises accumulées. En outre, avec ses propositions éhontées, il enfreint les lois tunisiennes et, surtout le Code du Statut personnel (CSP) qui constitue une muraille contre pareilles dérives malsaines. La justice doit prendre son cour pour éviter pareilles dérives et les instances de l’Etat doivent, comme ils l’ont fait pour d’autre, lui ôter le droit à la députation et organiser de nouvelles élections dans sa circonscription, pour trouver de plus compétents que lui.

Faouzi SNOUSSI

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