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Développer la culture de l’étiquetage… pour repérer l’origine des ingrédients!!!

UniversNews (Consommation) – Un yaourt joliment décoré avec un dessin de bananes, mais dans lequel on ne retrouve finalement que des arômes sans aucune teneur en fruit. Ou encore cette barre chocolatée censée être «healthy» et pleine de vitamines, mais dont l’étiquette fait plutôt état d’une importante quantité de sucre… Les étiquettes estampillées sur les produits alimentaires sont censées fournir aux consommateurs des informations claires sur le contenu des denrées alimentaires qu’ils achètent. Mais il est souvent difficile de repérer les listes des ingrédients.

Il est vrai que chaque denrée alimentaire vendue dans un conditionnement (préemballée) doit obligatoirement comporter un délai pour sa consommation. Ainsi, la date limite de consommation (DLC) et la date de durabilité minimale (DDM) font partie des mentions obligatoires à indiquer sur l’emballage. Au-delà de la date indiquée, la denrée ne pourra plus être ni vendue, ni consommée : il s’agit d’une date impérative. En effet, une fois ingérée, elle pourrait provoquer une intoxication alimentaire. Autrement dit, tout commerçant a l’obligation de retirer de la vente les denrées dont la DLC est dépassée, celle-ci étant devenue impropre à la consommation. Et là il faut être prudent lors des achats de viandes, volailles, conserves, en grandes surfaces ou au marché.

Les étiquettes nutritionnelles apposées sur le devant des emballages et signalant clairement les teneurs excessives en sucres, sel, graisses et autres nutriments, aident les consommateurs à faire des choix plus sains et à débanaliser les aliments mauvais pour la santé. Parfois peu compréhensibles ou pas assez référencées, certaines étiquettes et contenants ont beaucoup à dire. Une plus grande utilisation des informations nutritionnelles a été associée à une augmentation de 23% des chances d’adopter un comportement sain pour le contrôle du poids chez la femme et de 27% chez les hommes.

Si l’étiquetage des produits alimentaires est une obligation légale, elle est aussi gage de transparence pour le consommateur. Mais entre les informations données et la réalité, il y a parfois des milliers de kilomètres de différence ou des manières de production bien différentes que celles promises. Les consommateurs Tunisiens doivent bien lire l’étiquetage qui doit bien être présenté par les fabricants.  On veut du fromage et on rentre avec une préparation alimentaire, on veut du jus et on rentre avec une boisson au jus, ou encore on achète un dessert lacté à la place d’un yaourt.

Le consommateur est ainsi censé avoir toutes les clés en main pour choisir ce qu’il mangera de façon éclairée Il doit être vigilant dans ce sens car ces produits contiennent du sucre, des substances chimiques, des colorants ou des conservateurs…. Mais malheureusement, le consommateur tunisien n’a pas cette culture de lecture de l’étiquetage mais doit s’informer   sur le produit qu’il s’apprête à acheter, d’identifier le lieu de provenance du produit, les matériaux ou les denrées alimentaires utilisés pour sa préparation ou encore les risques liés à l’utilisation du produit en question.

L’objectif est de lutter contre la fraude alimentaire, en empêchant les négociants alimentaires de tromper délibérément les consommateurs par des indications erronées sur un emballage. Symbole de la qualité du produit et du sérieux d’une marque, l’étiquetage de denrées alimentaires nécessite une attention particulière qu’il ne faudra pas négliger, tant en termes d’aspect que de contenu, sous peine de ne pas convaincre un consommateur de plus en plus exigeant sur les informations des produits qu’il consomme. (MS)

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