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Dinar algérien: une dépréciation qui relance les interrogations!!!

  • Alors que le taux officiel tente de maintenir une certaine stabilité, l’euro s’envole sur le marché parallèle.
  • L’Algérie peut-elle continuer à soutenir un taux officiel si déconnecté de la réalité du terrain?

UniversNews (Finances) – Le dinar algérien subit une dépréciation inquiétante face à l’euro : sur le marché parallèle, un euro s’échange désormais à 273 DZD, un record historique selon les données du 29 octobre 2025.

En parallèle, le taux officiel reste largement plus bas : autour de 151 DZD pour 1 € selon la Banque d’Algérie, début septembre 2025.

Cet écart massif, jusqu’à +80 % selon certaines estimations souligne une dualité profonde du marché des changes en Algérie. D’un côté, le circuit « officiel » maintient une parité relativement maîtrisée ; de l’autre, le marché « noir » expose la véritable pression exercée sur la devise nationale.

Mais pourquoi un tel désalignement ? L’Algérie peut-elle continuer à soutenir un taux officiel si déconnecté de la réalité du terrain ? Et quels seront les effets de cette stratification monétaire sur l’économie algérienne, une économie déjà largement dépendante des recettes d’hydrocarbures, structurellement peu diversifiée, et confrontée à un creusement des inégalités ?

Un écart qui s’élargit dangereusement

Alors que le taux officiel tente de maintenir une certaine stabilité, l’euro s’envole sur le marché parallèle. Cette divergence interroge : reflète-t-elle une pénurie de devises dans les circuits formels ? Une demande non-satisfaite par les banques ? Ou une défiance croissante des agents économiques envers le cadre de change actuel ?

Une dévaluation « invisible » ?

Sans annonce officielle, le dinar perd pourtant de la valeur. Cette baisse progressive est-elle une stratégie implicite de soutien aux finances publiques, notamment dans un contexte de volatilité des cours du pétrole et du gaz ? Ou bien s’agit-il d’un glissement subi, résultat d’une économie algérienne encore insuffisamment diversifiée ?

Un impact direct sur les ménages et les entreprises

Un dinar plus faible renchérit automatiquement les importations : biens de consommation, matières premières, produits industriels. Jusqu’où les ménages pourront-ils absorber cette hausse des prix ? Les entreprises pourront-elles maintenir leurs marges et leur compétitivité ? Le risque d’une inflation persistante devient réel, avec des répercussions sur la stabilité sociale.

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