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Dr. Salem Sahli: «SOS à l’ONAS et à tous les intervenants… pour sauver le littoral de Hammamet»!!!

  • Le transfert des canalisations des eaux usées est désormais une nécessité vitale et impérieuse
  • La situation du littoral est critique et… les Hammametois ne vont pas rester en spectateurs face à de la dégradation de leur littoral
  • L’AERE déplore que le projet « fasse du surplace » alors que tous les voyants (techniques et financiers) sont au vert

UniversNews (Environnement) – La côte d’Hammamet revendique son nom : d’Azur. Sous l’eau pourtant, le spectacle est moins rutilant. Les égouts déversent sans aucun traitement préalable leurs eaux usées à quelques encablures du bord de mer. Outre le désagrément que cela représente pour les riverains, cette situation peut constituer un danger d’ordre sanitaire notamment pour les baigneurs, cette plage étant l’une des plus prisées des hammametois durant la saison estivale. Le problème n’est pas nouveau, mais à Hammamet, comme ailleurs, les habitants ne tolèrent plus ces déversements nauséabonds. La carte postale est superbe. Dr Salem Sahli, Président de l’association d’éducation relative à l’environnement (AERE), milite depuis les années 1990 pour sauvegarder ce littoral, un vrai trésor, mais un trésor menacé par la pollution que seul une intervention rapide de l’ONAS permettra de venir à bout de ce fléau des égouts.

  • UniversNews : Comment évaluez-vous la situation actuelle du littoral d’Hammamet ?

Dr. Salem Sahli : La situation actuelle du littoral est critique. Le maintien des conduites sur la plage entraîne une aggravation continue de la pollution maritime, avec des conséquences désastreuses sur le plan sanitaire, environnemental et économique pour la ville de Hammamet. Face à l’érosion inquiétante du littoral et devant la disparition quasi-complète de la plage en certains endroits, le transfert des canalisations de drainage des eaux usées n’est plus une option, mais une nécessité impérieuse pour résoudre définitivement ce fléau surtout que le réseau installé est en bout de course avec des canalisations non renouvelés, insuffisamment entretenus, sous-dimensionnés par rapport aux besoins croissants, mélangeant encore eaux pluviales et eaux usées

  • Où en est le projet de restructuration du réseau d’assainissement de la plage Yasmina d’Hammamet ?

Je pense qu’il y a une urgence environnementale à Hammamet et un retard dans la concrétisation du projet de restructuration du réseau d’assainissement de la plage Yasmina. Malgré la finalisation des études techniques et la disponibilité du financement depuis plus d’un an, aucune avancée concrète n’a été constatée sur le terrain.  Les initiatives citoyennes se multiplient. Et l’on continue d’ignorer les appels de la société civile qui a tiré la sonnette d’alerte. Mais rien n’y a fait

  • Quels sont les points de rupture soulignés par les associations ?

Tout d’abord, l’engagement n’a pas été respecté. Les associations ont pourtant validé, dès le 28 janvier 2025, le transfert du réseau vers l’avenue Habib Bourguiba (via la rue Farhat Hached) sous réserve du respect des conditions techniques convenues. L’enlèvement des conduites et regards sur la plage est un prérequis absolu avant le lancement du projet de protection du littoral (PPLT4). Le collectif déplore que le projet « fasse du surplace » alors que tous les voyants (techniques et financiers) sont au vert. Face à l’urgence, le collectif associatif interpelle directement  la  Direction Régional de l’ONAS et les autorités de tutelle (Gouvernorat de Nabeul, Municipalité de Hammamet, APAL) pour qu’ils assument leurs responsabilités et ordonnent le démarrage immédiat des travaux. Nous défendons ce projet. Le transfert des eaux usées est désormais une nécessité vitale et inévitable pour Hammamet. Nous ne resterons pas des spectateurs face à la dégradation de notre littoral.  (M.S)

Dr S.S.

Président de l’AERE de Hammamet

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