
UniversNews (Social) – L’usage massif des réseaux sociaux témoigne d’un basculement culturel majeur en Tunisie. Autrefois, c’était la télévision qui formait l’imaginaire collectif. Aujourd’hui, ce sont TikTok et Instagram qui redessinent les repères culturels, dès le plus jeune âge. Les enfants grandissent face à des écrans, et les jeunes y réinventent leur identité. La présence quasi permanente des Tunisiens sur les réseaux n’est pas anodine : elle correspond à une quête d’affirmation de soi, de reconnaissance sociale et de connexion avec la communauté. Ces plateformes ne servent plus uniquement à consommer du contenu, mais deviennent des laboratoires d’autoproduction culturelle où chacun peut se mettre en scène, raconter son vécu ou revendiquer ses valeurs.
Le professeur Sadok Hammami a présenté aujourd’hui, mardi, une étude intitulée « Les journalistes acteurs dans une économie médiatique en mutation », lors de la rencontre organisée par le Syndicat National des Journalistes Tunisiens, au cours de laquelle il a mesuré l’utilisation des plateformes Internet par les Tunisiens, montrant une évolution claire de l’accès à Internet de 64 % en 2020 à 84,3 % en 2025. Il a précisé que Facebook occupe la première place des plateformes de réseaux sociaux en Tunisie avec 7,3 millions d’utilisateurs qui utilisent Facebook pour rester connectés, suivre l’actualité et échanger avec leur réseau. Malgré la concurrence des plateformes émergentes, Facebook conserve sa place comme outil central de communication et marketing en Tunisie.
TikTok continue sa montée fulgurante. Le nombre d’utilisateurs de TikTok a atteint 6 millions. Il s’impose comme un espace clé pour la création de contenus courts et viraux, et pour l’influence digitale. Il séduit principalement des utilisateurs à la recherche de divertissement et de tendances numériques, tandis que le nombre d’utilisateurs d’Instagram a augmenté de 6,2 % par rapport aux années précédentes, atteignant environ 5,6 millions d’utilisateurs.
Instagram est devenu un espace privilégié pour le partage de contenus visuels, la créativité et l’influence digitale. La plateforme s’impose comme un levier incontournable pour les marques et les créateurs tunisiens. Hammami a montré qu’il y a un paradoxe dans l’utilisation de l’intelligence artificielle en Tunisie, où il y a un grand progrès en termes d’idées, d’innovateurs et de talents en intelligence artificielle, mais un retard au niveau institutionnel, ce qui rend les idées non appliquées. (M.S)



