
Universnews – La députée Fatma Mseddi a annoncé avoir officiellement entamé la collecte de signatures au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour soutenir un projet de loi visant à classer le mouvement Ennahdha comme organisation terroriste.
C’est via ses réseaux sociaux que l’élue a rendu publique cette démarche, marquant une nouvelle étape dans son offensive de longue date contre le parti d’inspiration islamiste. Accompagnée du slogan explicite « Non au retour des « Dawaech » » (membres de l’État islamique), cette annonce intervient dans un climat politique où la question de la responsabilité des partis de la « décennie passée » reste omniprésente.
Une initiative législative de rupture
Le texte proposé par Mme Mseddi vise non seulement à délégitimer le parti sur le plan politique, mais surtout à lui conférer un statut juridique criminel. Selon la députée, cette classification est nécessaire pour garantir la sécurité nationale et prévenir tout retour aux instabilités qu’elle impute à la gouvernance du mouvement Ennahdha entre 2011 et 2021.
Un combat de longue date
Ce n’est pas la première fois que Fatma Mseddi s’attaque frontalement au mouvement de Rached Ghannouchi. Déjà en 2023, elle avait évoqué la préparation d’un dossier comprenant des preuves d’implications présumées de dirigeants du parti dans des réseaux d’envoi de jeunes vers les zones de conflit et des affaires d’assassinats politiques.
À ce stade, l’initiative doit encore réunir un nombre suffisant de signatures pour être examinée en commission parlementaire, puis soumise au vote en séance plénière. Si elle venait à aboutir, elle entraînerait de facto la dissolution définitive du parti et des poursuites pénales accrues contre ses membres sous le régime de la loi antiterroriste.
KS



