
• Banalisation de la violence, du mauvais goût et de l’incivisme
• Veiller à véhiculer des principes de coexistence pacifique et à diaboliser les comportements asociaux
UniversNews (CULT) – De tous temps, l’art -le véritable art avec ses sept composantes- a été considéré comme un moyen pour entretenir le bon goût, l’amour de l’esthétique et la vénération de tout ce qui est beau… Malheureusement, actuellement, l’art doit se retourner dans la tombe que lui ont creusé ces feuilletons ramadanesques, dans laquelle il a été enterré par ces soi-disant feuilletons ramadanesques qui puisent leurs contenus dans les poubelles des déchets d’une société tunisienne façonnée à la guise des écrivains qui les produisent, sans aucun égard pour les téléspectateurs et pour la spiritualité de la période.
Pourtant, ces feuilletons qui n’ont rien de ramadanesques, surtout qu’ils valorisent la violence, le trafic et la consommation des stupéfiants, l’absence de civisme et l’immoralité, auraient dû comprendre que leur durée de vie est éphémère et qu’ils ne resteront dans les mémoires que le temps d’une saison, pour être relégués, par la suite, aux oubliettes.
En se référant au passé, on aurait dû en tirer les leçons, et de voir dans le rétroviseur quels sont les feuilletons qui ont résisté au temps et qui sont rediffusés, surtout sur la 2ème chaine de la télévision nationale, dont « Choufli Hal », entre autres, « Gamrat Sidi Mahrouss », Mektoub », pour ne citer que cela… alors que de nombreux autres feuilletons violents sont tombés dans l’oubli. Pour revenir un peu plus loin, il est difficile de ne pas parler des feuilletons « Ommi Traki » et de la pièce « El Maréchal », entre autres et qui sont, toujours, d’actualité !!!
Le malheur est que ces chaines TV qui cherchent la publicité, surtout au cours du mois Saint, oublient qu’on regarde ces feuilletons en famille, avec les pères, les mères, les enfants et, même, les grands parents sont obligés d’être à la même table, face à la télévision, lors de la rupture du jeûne.
A un moment où la pagaille règne et la violence est reine dans le règlement des différends… chacun doit y mettre du sien pour ne pas en rajouter, en veillant à calmer les esprits, à véhiculer des principes de coexistence pacifique, à diaboliser les comportements asociaux… afin d’aider à instaurer les règles d’une société où il fera bon vivre.
Certes, on ne peut pas dénier aux producteurs de traiter des sujets qu’ils choisissent… mais, lorsqu’il s’agit de télévision, on a le doit de leur signifier que leur devoir est d’éduquer, surtout, alors que celui de ceux qui établissent les programmes est de faire preuve de diligence et savoir placer ces feuilletons «dépravés», loin des heures de pointe. On a besoin de culture… et non pas d’inculture!!!
(F.S.)



