
Tunis, UniversNews (Politique) – La recherche scientifique, tant en sciences naturelles qu’en sciences humaines, est indéniablement un moteur de progrès, fournissant des outils et des données qui permettent à l’humanité de mieux maîtriser son destin. Cependant, par les données qu’elle fournit et l’influence qu’elle exerce, la recherche scientifique est également devenue l’un des instruments de manipulation et de domination les plus dangereux.
Les preuves sont nombreuses, et il suffit de rappeler le rôle joué par les sciences humaines dans l’avènement du colonialisme et les tentatives de le perpétuer. Lorsqu’elles sont instrumentalisées par des régimes totalitaires, les sciences humaines deviennent un outil de domination particulière, excluant les points de vue dissidents et opposés.
Cela vaut également pour le régime iranien, qui tente de masquer ses ambitions hégémoniques derrière des slogans clinquants tels que « Exporter la révolution », « L’axe de la résistance » et « Protéger les chiites ». Ces slogans s’accompagnent de séminaires qui semblent académiques mais qui sont, en réalité, des plans de mise en œuvre de projets politiques.
Les séminaires organisés à Téhéran et à Tabriz sur le thème des « chiites tunisiens » se multiplient. Ce qui est frappant, c’est l’absence totale de transparence, même la plus élémentaire, sur le plan scientifique. L’identité des organisateurs et des participants reste floue, et souvent seuls un ou deux pseudonymes sont mentionnés, les participants tunisiens étant presque toujours anonymes.
Ce contenu n’est pas sans danger. Il manipule des données historiques pour exagérer la présence chiite en Tunisie –une présence qui, jusqu’ici, n’a pas posé de problèmes- alors qu’elle est numériquement limitée et n’a pas perturbé l’harmonie confessionnelle. Ce fait déplaît aux « savants de la République islamique », qui ont recours à une propagande en apparence amusante, mais qui, en réalité, suscite des interrogations et des soupçons.
Cela inclut leurs allégations selon lesquelles la présence chiite dans la ville de Gabès, tant en termes de nombre que de composition, la rend semblable à la ville de Qom, la « ville des autorités religieuses ». Ces affirmations et ces actions soulèvent plus d’une question et appellent à la prudence.



