

Tunis, UNIVERSNEWS (Social) – Les instituteurs et les professeurs ont été nombreux à se rassembler, ce matin, devant le siège du ministère de l’Education, pour dénoncer le silence des structures officielles nationales, face à leurs revendications qui reviennent, avant le démarrage de chaque année scolaire, et qui sont, pratiquement, les mêmes, à savoir l’amélioration des conditions de travail et la valorisation de leur pouvoir d’achat qui se dégrade de plus en plus.
Cette journée de colère des enseignants se déroule à l’appel de la Fédération générale de l’enseignement de base, et celle de l’enseignement secondaire, et elle est pilotée par les secrétaires généraux des deux fédérations, Mohamed Labidi, pour l’enseignement de base, et Mohamed Essafi, pour le secondaire, ainsi que par Hfaïedh Hfaïedh, le secrétaire général-adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) qui a dénoncé le refus du ministère de tutelle, le droit à la négociation et qui fait fi de la situation des enseignants.
Le responsable syndical a réaffirmé que les enseignants sont déterminés à maintenir leurs revendications et à défendre leurs droit à une vie digne, par tous les moyens permis par la législation nationale.
Les manifestants ont scandé des slogans de soutien à l’Union, affirmant leur attachement au droit syndical et au droit de négociation, et des banderoles demandant au ministère de reprendre les négociations d’une manière sérieuse et de répondre aux revendications professionnelles et matérielles des enseignants.
Iqbal Azabi, secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’enseignement de base, a indiqué à l’agence (TAP) que ce rassemblement constitue « un message clair adressé au ministère sur la nécessité de revenir à la table des négociations », rappelant que la dernière session de négociation avec les syndicats de l’enseignement remonte au mois d’avril dernier.
Il a affirmé que la fédération maintiendrait la grève prévue le 7 octobre prochain si le ministère continuait à fermer la porte aux négociations, ajoutant que le syndicat avait adressé plusieurs correspondances au ministère sans recevoir de réponse officielle.
Pour sa part, Mohamed Safi, secrétaire général du syndicat général de l’enseignement secondaire, a déclaré que le rassemblement d’aujourd’hui reflète la colère croissante des enseignants face à ce qu’il a qualifié d’« intransigeance du ministère de l’Éducation et de son mépris constant des revendications des syndicats ».
Il a indiqué que la commission administrative sectorielle se réunira prochainement pour évaluer les actions en cours et prendre les décisions nécessaires si le ministère ne répondait pas aux revendications du secteur.



