
UniversNews (Social) – La question de l’arrêt des prélèvements au profit des structures syndicales fait actuellement débat en Tunisie. Ce mardi, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a tenu sa session de la Commission nationale administrative à son siège à la mythique place Mohamed Ali à Tunis, dans le cadre de la préparation de son prochain congrès.
L’un des sujets principaux de la réunion a été la suspension des prélèvements au profit de l’organisation ouvrière.
Une mesure punitive ?
Pour l’UGTT, la décision de suspendre le prélèvement des cotisations syndicales est une « mesure punitive » qui va à l’encontre des conventions internationales sur le droit syndical, notamment les conventions 87 et 151 de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Cette mesure a un impact concret sur le fonctionnement des structures syndicales et sur la préparation du congrès. L’UGTT doit désormais explorer des alternatives pour maintenir son financement, telles que des campagnes de volontariat ou des solutions techniques temporaires, afin de garantir la continuité de ses missions et la participation de ses membres.
Au-delà de l’aspect financier, l’UGTT considère cette suspension comme un signal politique et symbolique : elle touche le cœur du droit syndical, en restreignant la liberté des adhérents à soutenir l’organisation de leur choix. Dans ce contexte, la session administrative actuelle, bien que préparatoire, a mis en avant la nécessité de défendre ces droits et de maintenir la stabilité de l’Union, tout en préparant les réformes et les orientations de son prochain congrès.



