
UniversNews (Justice) – La chambre criminelle spécialisée en matière de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis examinera le vendredi 9 janvier l’affaire de l’évasion de cinq dangereux terroristes détenus de la prison civile de Mornaguia.
L’affaire concerne plus de quarante prévenus, détenus et personnes en liberté provisoire, dont les cinq terroristes évadés, l’épouse de l’un d’eux, ainsi que des cadres et agents des services pénitentiaires.
L’affaire remonte à fin octobre 2023, lorsqu’un groupe de cinq détenus classés dangereux est parvenu à s’évader de l’établissement pénitentiaire de Mornaguia, l’un des principaux centres de détention du pays. L’évasion avait suscité une vive inquiétude en raison du caractère terroriste des infractions reprochées aux fugitifs.
La justice devra déterminer les responsabilités individuelles dans cette évasion, notamment les éventuelles défaillances sécuritaires, complicités internes ou manquements professionnels ayant facilité la fuite des détenus.
Cinq détenus, Ahmed Melki alias « Somali », Ameur Balâazi, Raed Touati, Alaa Ghazouani et Nader Ghanmi, tous impliqués dans plusieurs affaires terroristes dont les assassinats de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, se sont évadés de la prison de la Mornaguia le 31 octobre avant d’être capturés quelques jours plus-tard.
Ahmed Melki avait été capturé le 5 novembre 2023 à la cité Ettadhamen, les quatre autres fugitifs, avaient été arrêtés le 7 novembre au mont Boukornine. Deux des cinq évadés seraient liés au hold-up d’une agence bancaire à Boumhal perpétré lors de leur cavale.



