Le marché central de la Capitale revit… mais, de quelle manière??!!!

UniversNews (Consommation) – Les ménages tunisiens ne dérogent pas à la règle et cassent leur tirelire… pour le mois de Ramadan, et ne lésinent pas sur les dépenses pour se remplir la panse, même au prix d’un endettement qu’ils ne savent pas comment rembourser ou pour lequel il faut se priver de pas mal de choses, pour les mois qui suivent… jusqu’’à l’été!!!
A l’occasion de l’avènement du mois Saint de Ramadan, le marché central de Tunis a retrouvé une importante dynamique et une grande affluence des citoyens venus s’approvisionner pour ce mois, dans une ambiance marquée par une intense activité commerciale mais aussi par une prudence évidente dans les achats sous la pression des prix.
Dès les premières heures du matin, les consommateurs ont afflué de différents quartiers de la capitale et des gouvernorats avoisinants, se répartissant entre les rayons des légumes, des céréales, des fromages et des salaisons, ainsi que les marchés de la viande et du poisson, sans oublier les stands de dattes à l’extérieur.
Prudence… mère de sûreté !!!
Une activité soutenue est remarquée à l’intérieur du marché, mais les décisions d’achat ont semblé plus prudentes que les années précédentes, selon plusieurs commerçants, ce qui correspond à l’avis d’un certain nombre de citoyens, dont certains ont exprimé leur perplexité face à la hausse des prix malgré la disponibilité des produits.
En ce qui concerne les produits de la mer, les prix sont relativement élevés, le prix du loup (karous) variant entre 26 et 30 dinars le kilo, celui de poulpe (karnit) à 40 dinars, tandis que celui des rougets (trilia) est plus élevé et que le prix du « sfen » avoisinait les 36 dinars. Les prix des fruits de mer ont été estimés à environ 40 dinars le kilo. Quant à la sardine, elle atteint 8 dinars le kilo, restant parmi les espèces les plus demandées en raison de son prix inférieur à celui des autres produits de la mer, malgré sa valeur nutritionnelle.
Les professionnels ont attribué cette hausse aux perturbations climatiques , affirmant que l’amélioration des conditions naturelles se répercute directement sur le volume de l’offre et, par conséquent, sur le niveau des prix.
Légumes, fruits et viandes… sur la même lancée !!!
En revanche, les prix des légumes sont apparus relativement plus stables, avec la pomme de terre atteignant à moins de 2 dinars le kilo, le poivron dépassant 3,6 dinars et l’oignon se stabilisant autour de 2 dinars, tandis que le prix du persil varie entre 500 et 800 millimes. Certaines variétés de dattes ont également dépassé les 8 dinars le kilo.
Par ailleurs, les viandes blanches ont connu une demande notable, le prix du poulet atteignant près de 9 dinars le kilo, tandis que la demande de dinde a augmenté, contrairement à celle de la viande d’agneau, dont le prix a atteint près de 50 dinars le kilo.
La situation générale du marché central illustre un équilibre délicat entre l’abondance de l’offre et la pression du pouvoir d’achat, dans un contexte où les consommateurs ont de plus en plus tendance à rationaliser leurs dépenses et à rechercher des alternatives moins coûteuses. Le marché central demeure ainsi un indicateur quotidien de la réalité économique et sociale, dont les contours sont déterminés par la capacité des citoyens à concilier leurs besoins et leurs moyens.



