
Tunis – Univers News. Les coupures d’électricité répétées et souvent effectuées sans préavis ont causé d’importants préjudices au secteur de la restauration et des services en Tunisie. Selon le président de la Chambre nationale des propriétaires de restaurants, Islam Ben Chaâbane, près de 70 % des établissements ont été gravement affectés par ces interruptions, tandis que les 30 % restants, principalement situés dans les zones touristiques, ont été relativement épargnés.
Ces coupures, mises en œuvre par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) durant quatorze jours au cours du mois de juillet, ont eu des répercussions directes sur l’activité des restaurants et des établissements de restauration rapide.
Les interruptions soudaines de l’alimentation électrique ont entraîné la détérioration de grandes quantités de produits périssables, notamment de la volaille, des viandes, des fromages et des légumes. Les professionnels ont été contraints de jeter quotidiennement ces marchandises, subissant des pertes estimées à au moins 200 dinars par jour et par établissement, une situation qui a suscité un profond mécontentement au sein de la profession.
Au-delà des pertes liées aux denrées alimentaires, les coupures ont également perturbé le fonctionnement des établissements. En pleine saison estivale, période déjà marquée par une baisse de fréquentation en raison du régime de la séance unique dans les administrations, les interruptions d’électricité sont intervenues durant les heures de forte affluence, obligeant de nombreux restaurateurs à fermer temporairement leurs portes et à suspendre leur activité pendant plusieurs jours.
Les professionnels soulignent également que ces coupures ont ébranlé la confiance des consommateurs, certains exprimant des inquiétudes quant aux conditions de conservation des aliments et à la qualité sanitaire des repas servis dans les établissements régulièrement touchés par les interruptions de courant.
Dans ce contexte, le président de la Chambre nationale des propriétaires de restaurants a imputé la responsabilité de cette situation aux gouvernements successifs de la décennie de transition démocratique. Selon lui, l’absence d’investissements suffisants dans le renforcement du réseau électrique et dans la construction de nouvelles unités de production, capables de répondre à une demande énergétique en constante augmentation, est à l’origine des difficultés que connaît aujourd’hui le pays.
Les professionnels du secteur appellent ainsi à des solutions rapides afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en électricité, préserver les activités économiques et limiter les pertes financières qui fragilisent un secteur déjà confronté à de nombreux défis.
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