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L’impôt sur la fortune «menace la stabilité financière et érode la confiance des épargnants» !!!

Tunis, UniversNews (Finances) – L’économiste et universitaire Ridha Chkoundali a mis en garde contre la proposition d’inclure un impôt sur la fortune dans le projet de loi de finances 2026, soulignant que cette mesure pourrait menacer la stabilité financière et miner la confiance des dépositaires dans le système bancaire. Il a affirmé que l’expérience internationale a démontré l’inefficacité des impôts sur la fortune pour garantir l’équité fiscale et que, dans plusieurs pays, ils ont même entraîné une fuite des capitaux et une baisse des investissements.

Chkoundali a soutenu que la pression fiscale en Tunisie est déjà élevée et le pays ne peut supporter de nouvelles augmentations, ajoutant : « Nous avons déjà suffisamment d’impôts et de taxes ». Il a expliqué que l’impôt sur la fortune est prélevé sur le patrimoine net des particuliers ou des familles après déduction des dettes, pour inclure, par la suite, les biens immobiliers, les fonds, les actions, les dépôts, les voitures de luxe et les bijoux, tandis que les résidences principales, les équipements de production et les biens culturels en sont généralement exclus.

L’économiste a également souligné que cette proposition coïncide avec le lancement d’une nouvelle plateforme numérique qui permettra à l’État d’accéder aux données bancaires et financières des citoyens et de suivre leurs comptes en temps réel, tout en considérant que cela constituait un pas de plus vers une surveillance généralisée susceptible d’éroder la confiance dans le système bancaire et d’orienter les capitaux vers l’économie informelle.

Il a souligné que de telles mesures rappelaient les répercussions de la loi sur les sukuks, qui avait alimenté l’économie informelle et encouragé les transactions en espèces, faisant remarquer qu’un impôt sur la fortune pourrait s’avérer encore plus dangereux à cet égard.

Il estime que la baisse du taux d’épargne nationale, passé de 21 % du PIB en 2010 à 4,7 % en 2024, reflète une véritable crise de confiance entre les citoyens et les institutions financières.

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