
UniversNews (Santé) – Perdre du poids entre 40 et 50 ans peut sembler plus difficile qu’auparavant, en raison des changements hormonaux. Une approche adaptée permet de brûler les graisses tout en préservant la masse musculaire.
Pour de nombreuses femmes âgées de 40 à 50 ans, perdre du poids peut sembler impossible. Des habitudes qui fonctionnaient bien, semblent soudain inefficaces. Cette difficulté n’est pourtant pas liée à un manque de volonté, mais à des changements physiologiques profonds, notamment hormonaux, qui surviennent lors de la péri-ménopause et de la ménopause.
Avec la baisse progressive des œstrogènes, de la progestérone et de la testostérone, le corps tolère moins bien le stress physique, la sous-alimentation et les efforts cardio répétés. La récupération est plus lente, la masse musculaire diminue plus facilement et la régulation de la glycémie devient moins efficace. Résultat : une tendance accrue au stockage des graisses, en particulier au niveau abdominal, et une moindre efficacité des entraînements intensifs.
La musculation permet de préserver, voire de développer, la masse musculaire, et maintenir ainsi le métabolisme de base. « Le volume est primordial pour la perte de graisse », précise Oliver Patrick, soulignant l’importance d’un entraînement régulier au moins deux fois par semaine, avec une progression graduelle de l’intensité.
Au-delà des séances structurées, la thermogenèse liée à l’activité non sportive (NEAT) joue un rôle majeur. Marcher, jardiner, monter les escaliers ou porter les courses peut représenter jusqu’à 50 % de la dépense énergétique quotidienne totale, contre seulement 10 % pour les entraînements formels. Un objectif de 7 000 à 10 000 pas par jour, répartis sur la journée, constitue une stratégie efficace et durable de gestion du poids.
Le cardio reste utile, à condition d’être adapté. Le HIIT est reconnu pour son efficacité sur la graisse viscérale, notamment abdominale, grâce à la libération d’hormones mobilisatrices de graisses et à un effet post-combustion prolongé. Toutefois, son intensité impose une récupération rigoureuse. En complément, des séances de cardio à faible intensité, maintenant la fréquence cardiaque entre 60 et 70 % du maximum, sont souvent mieux tolérées à long terme.



