Regard sur l’économie tunisienne à la FSEG de Nabeul

Le Global Institute for Transitions) est un think tank (laboratoire d’idées) indépendant et pluraliste fondé en Tunisie en 2021. Il réunit des économistes, sociologues, géographes, entrepreneurs, universitaires et activites qui ne cessent de produire des recherches rigoureuses pour nourrir le débat national et orienter la transition économique, sociale et environnementale de la Tunisie. Sa dernière rencontre était aujourd’hui à la Faculté de sciences économiques et de gestion de Nabeul où il a présenté la quatrième édition d’un ouvrage collectif intitulé « L’économie tunisienne 2026 : la Tunisie à l’ère des grandes ruptures » au centre 4C en présence des universitaires et des étudiants .Cet ouvrage est le fruit d’un travail collectif de grande qualité, auquel ont contribué 41 autrices et auteurs, sous la direction de Maher Gassab
La directrice du centre 4C (Centre de Carrière et de Certification des Compétences) de la FSEG de Nabeul Hayet Ouedherni a présenté l’ouvrage« L’économie tunisienne 2026 : la Tunisie à l’ère des grandes ruptures » .Cet ouvrage collectif , précise l’universitaire, s’inscrit dans une tradition désormais solidement établie de réflexion collective sur les transformations économiques contemporaines de notre pays. « Cette nouvelle édition confirme l’ambition du projet porté par le GI4T : proposer un espace d’analyse rigoureux, pluraliste et résolument tourné vers l’action publique. De plus en plus étoffée, avec plus de jeunes et de femmes, elle est constituée de plus de 32 contributions d’économistes, de sociologues, de géographes ainsi que de spécialistes en environnement. Il est à cet égard significatif de souligner la participation du lauréat ainsi que des deux nominés du Prix du meilleur jeune économiste 2025, apportant un regard neuf sur les enjeux actuels.
Et d’ajouter « Le moment dans lequel paraît cet ouvrage est un moment de bascule. L’économie mondiale connaît des recompositions profondes qui ne relèvent plus de simples cycles, mais de véritables transformations structurelles : fragmentation géoéconomique, reconfiguration des chaînes de valeur, accélération des transitions technologiques, contrainte climatique devenue centrale. Ces mutations redéfinissent les conditions mêmes du développement, mais aussi les marges de manœuvre des États. Porteuses à la fois de défis inédits et d’opportunités nouvelles, elles appellent la Tunisie à engager les réformes structurelles que ce moment historique exige. »
Il s’agit d’une sorte de radioscopie, réalisée par des auteurs de divers horizons, qui saisit la dynamique économique que connaît la Tunisie . Elle se veut aussi une contribution au débat sur la nouvelle économie tunisienne en devenir. C’est un travail qui jette un regard critique et indépendant, puisque émanant d’universitaires , sur l’état économique du pays. Il souligne ce qui va bien et met le doigt, en toute objectivité et sérénité, sur ce qui doit être amélioré, voire réformé pour aller de l’avant.
Mohamed Sélim