«Souveraineté nationale»… on ne badine pas avec l’honneur!!!

UniversNews (Politique) – L’intervention du syndicaliste Hfaïedh Hfaïedh, membre du bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), lors du congrès de la Confédération démocratique du travail (CDT) marocaine, a relancé le débat sur la souveraineté nationale. Ce concept, que certains tentent de banaliser, demeure essentiel car quelles que soient les interprétations, rien ne peut justifier ni son rejet ni son élimination… parce que l’indépendance est inconcevable sans souveraineté nationale… et étaler notre linge sale auprès de nos voisins ne peut que leur offrir l’opportunité d’en faire usage avec des intentions malsaines pour s’ingérer dans les affaires internes du pays!!!
Certains pays et certains médias n’abordent pas les questions ayant trait à la souveraineté tunisienne avec de « l’innocence », mais poursuivent, plutôt, leurs propres calculs et objectifs qui ne servent pas nécessairement les intérêts du peuple tunisien. De ce point de vue, l’engagement de l’État à préserver la « souveraineté nationale » est louable, car il affirme la volonté d’être traité sur le même pied d’égalité et de mettre fin à l’ingérence de certains « diplomates » dans les affaires intérieures tunisiennes, ainsi qu’à leurs tentatives de manipulation.
Toutefois, tout le monde doit se mettre dans la tête que la souveraineté est quelque chose de sacré, qu’il n’y a pas lieu de la bafouer et qu’elle ne peut pas obéir à la loi des deux poids deux mesures… parce qu’elle a un seul sens, pour tous, et une seule signification, avec le devoir de la respecter et de la faire respecter… et, c’est là où le bât blesse !!!
Il est indéniable que des rappels à l’ordre sont nécessaire, afin de ne pas ouvrir la voie à des dérapages qui ne peuvent être interprétés que comme une faiblesse. Mais, la mesure à prendre doit avoir pour finalité d’être globale, productive et dissuasive… afin d’en tirer pleinement profit, de de la faire respecter par toutes les missions diplomatiques sans distinction, y compris celles qui utilisent les privilèges du statut diplomatique, consacrés par les accords et traités internationaux, comme couverture pour des pratiques visant à orienter les idées et les comportements.
Pour ne citer que quelques-unes, il y a lieu d’évoquer le comportement de l’ambassade iranienne qui dispose, actuellement, d’une « cuirasse » faite d’associations et de médias qui opèrent ouvertement et selon un agenda menaçant l’équilibre historique de la société tunisienne.
Il ne faut pas oublier, aussi, les associations liées aux partis politiques allemands, dont la plupart n’hésitent pas à afficher leurs penchants douteux, avec, à titre d’exemple, les actions récentes de la Fondation Rosa Luxemburg, récemment, qui constituent l’exemple le plus frappant et l’incarnation même du rôle de certaines associations étrangères dans la diffusion d’idées destructrices.
Ce dilemme nous conduit à évoquer l’existence de « partis » et d’associations qui se présentent comme tunisiens en apparence, mais qui, en réalité, sont liés à la nébuleuse islamiste qui dispose de plusieurs tentacules. Parmi les plus importants figure Hezb Ettahrir, qui ne cache pas son hostilité envers l’État tunisien moderne, qu’il considère comme un « vestige du colonialisme »et appelle, à cor et à cris, à la restauration de la « Khilafa ». À ses yeux, le drapeau tunisien, pourtant vénéré, n’est qu’un « chiffon » sans valeur, et cela au mépris du sang des martyrs… ce qui fait de ce »parti », une force destructrice contre l’État et la société, et ses mouvements et activités doivent être restreints et interdits car il s’agit d’une structure « hors-la-loi » en dehors du cadre légal de l’État, qu’il ne reconnaît pas.
On peut citer d’autres, notamment des associations, comme celle des Ulémas musulmans qui est en train de gangréner l’essence de l’Islam tolérant et qui prône la coexistence pacifique ou d’autres qui appellent à la polygamie et à l’Islam rétrograde… qui a mis les Musulmans hors de l’Histoire/



