
UniversNews (MONDE) – Une période pré-campagne électorale bien laborieuse pour Emmanuel Macron, surtout avec la baisse de sa popularité et la grogne qui s’étend à toute la France. Toutefois, le président français réalise une course contre la montre… avec un périple dans les pays du Golfe dont les objectifs «déclarés» sont l’approvisionnement en pétrole. Il se rendra dans quatre pays du Golfe, Koweït, Emirats arabes unis, Bahreïn et Qatar, du 19 au 21 octobre pour sécuriser des approvisionnements en « diesel et pétrole » susceptibles de faire baisser les prix à la pompe en France, selon un communiqué, mercredi, de l’Élysée.
« L’objectif est d’avoir des volumes supplémentaires et plus d’approvisionnements pour les Français avec de façon indirecte un effet sur les prix » et donc des « engagements » concrets des pays hôtes, a relevé un conseiller présidentiel.
Le chef de l’Etat français sera accompagné pour cela de hauts responsables des deux plus grands groupes énergétiques français, TotalEnergies et Engie, a-t-il précisé au passage.
Le président qui sera reçu par son homolgue émirati, Mohamed ben Zayed Al-Nahyane, l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, ainsi que celui du Koweït Mechaal al-Ahmad Al-Sabah et le roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al Khalifa discutera aussi avec eux des moyens de « sécuriser » les voies maritimes dans la région et de trouver des « voies alternatives et de contournement pour les hydrocarbures liquides ».
Les livraisons d’hydrocarbures en provenance du Golfe sont particulièrement affectées par le blocus du détroit d’Ormuz depuis le début de la crise entre les Etats-Unis et l’Iran en février et le conflit autour de celui de Bab el-Mandeb entre forces yéménites et Houthis pro-iraniens.
Emmanuel Macron fera aussi le point dans les quatre pays, en première ligne depuis le début de la crise irano-américaine, sur la situation régionale.
Interrogé sur l’absence de l’Arabie saoudite, cible régulière d’attaques des Houthis, dans cette tournée, l’Elysée a simplement relevé que les deux pays avaient des « contacts permanents » et que le prince héritier Mohammed ben Salmane était venu à Paris en août.



