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UGTT: L’après-congrès… 4 grands défis… et du pain sur la planche!!!

UniversNews (Social) – Les derniers développements avant le Congrès ont fait craindre le pire pour l’avenir de l’Union générale tunisienne du travail qui a vécu des turbulences très graves lui ayant fait oublier son rôle principal qui est celui de défendre les droits sociaux des travailleurs, mais, surtout, protéger les intérêts supérieurs du pays.

Ces malheureux développements avaient eu raison, malheureusement, à la destruction systématique de certains secteurs vitaux, notamment celui de l’enseignement où les syndicats ont fait ce que bon leur semblait, depuis le démantèlement du régime de Zine El Abidine Ben Ali et, peut-être, bien avant, si l’on peut dire.

L’euphorie et le simulacre du prix Nobel obtenu par le triumvirat avait créé des illusions chez les successeurs… et, depuis, les responsables syndicaux ont multiplié les erreurs et les errements, au point que la réalité les a fait, heureusement, tomber de leur piédestal et de leur faire comprendre que la Tunisie a besoin, actuellement, de beaucoup plus d’un bras-de-fer stérile afin de sortir de la zone de turbulences créé par la néfaste nébuleuse islamique.

Maintenant, il est nécessaire de remettre les pieds sur terre et de repenser la politique suivie par la centrale syndicale, en vue de répondre aux attentes de ses affiliés… et cela ne serait pas facile, en raison des dissensions avec les pouvoirs publics et les difficultés qui ne permettent pas de récupérer le rôle du passé !!!

Contrairement au passé, ce sont les urnes qui ont dicté leur loi. La nouvelle direction comprend trois membres de l’ancienne équipe, tous considérés comme faisant partie du groupe de cinq dirigé par le syndicaliste universitaire Anwar Ben Kaddour. Ceci assure la continuité pour ceux qui ont joué un rôle-clé dans la gestion des négociations sociales et des questions connexes avant que les autorités ne ferment tout accès à l’organisation syndicale.

Dans cette composition, le secrétaire général est considéré comme une figure « indépendante », malgré son adoption de positions progressistes. Les deuxième et troisième membres de l’ancienne direction sont clairement proches du Parti des travailleurs et du mouvement Ennahdha, voire affiliés à ces derniers, selon certaines sources proches de la centrale syndicale.

Le Parti des travailleurs a obtenu un siège supplémentaire grâce à son représentant syndical au sein de l’Union générale de l’enseignement secondaire, Mabrouk Toumi. Par ailleurs, une source bien informée au sein du syndicat confirme que les membres restants privilégient un syndicalisme sectoriel et régional plutôt qu’une affiliation politique ou une idéologie rigide, notamment ceux représentant les secteurs du pétrole, de la banque, des mines et des transports, ainsi que plusieurs régions à forte influence syndicale, comme Tunis et Sfax, comme le souligne notre confrère Fatine Hafsia.

Par conséquent, selon lui, la direction exécutive de l’organisation perd le soutien traditionnel de la gauche marxiste-léniniste, via la faction Watad et le Courant nationaliste au sein de ses ailes nassériste et baasiste.

Une autre question se pose : le gouvernement dispose-t-il d’une influence, manifeste ou occulte, au sein de la direction ? La réponse est non. Toutefois, certains cercles de soutien, dits « essentiels », existent au sein de formations syndicales influentes, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé, même si leur influence demeure limitée compte-tenu de la crise que traverse l’organisation.

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Le premier défi auquel est confrontée la nouvelle direction est de tenter de réparer les divisions existantes, même partiellement, tout en gagnant du temps pour ramener des centaines de milliers de travailleurs au principe fondamental de l’adhésion syndicale : la reconnaissance des droits syndicaux et le sentiment d’appartenance à l’organisation. Ce défi fait suite à une période marquée par des conflits internes qui ont miné la précédente direction, notamment au cours de l’année écoulée, et la paralysie institutionnelle qui en a résulté.

Le second défi consiste à trouver des solutions à la grave crise financière, compte-tenu de l’endettement important, de la suspension des prélèvements automatiques et de la diversification des sources de financement.

En troisième lieu, il s’agit d’accélérer la sortie de l’état de fragilité organisationnelle et communicationnelle et d’établir un nouveau discours syndical et une nouvelle politique de communication qui restaurent le capital symbolique de l’organisation, à savoir la défense des droits des travailleurs intellectuels et manuels.

Au quatrième rang, et surtout, il s’agit de reprendre l’initiative sur des questions économiques et sociales majeures telles que la lutte contre l’effondrement de la classe moyenne, la justice en matière d’éducation et de santé, les libertés fondamentales et le retour de l’organisation à son véritable rôle de contrepoids face à toute emprise de pouvoir et à la remise en cause de son monopole sur toutes les décisions. (F.S.)

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