
UniversNews (MONDE) – L’affaire du kidnapping du président vénézuélien, Nicolas Maduro, continue à susciter de nombreuses interrogations, notamment celle concernant le silence de la Chine qui n’a fait qu’une réaction timide, alors qu’elle avait assuré le Vénézuéla de son soutien total.
Pis encore, une délégation chinoise de haut niveau venant réaffirmer ce soutien, était présente à Caracas et avait rencontré Maduro quatre heures avant son enlèvement… est-ce à dire que le soutien de Pékin se limite aux paroles, comme ce fut le cas, aussi, avec l’Iran, lors de l’attaque sioniste de l’année dernière.
D’ailleurs, Les autorités chinoises ont mis du temps, pour réagir… et dans un communiqué, dimanche matin, La Chine qui se considère comme un allié du Venezuela et du président déchu, a appelé les États-Unis à « libérer immédiatement » Nicolas Maduro.

« La Chine appelle les Etats-Unis à garantir la sécurité personnelle du président Nicolas Maduro et de son épouse, à les libérer immédiatement et à cesser de chercher à renverser le gouvernement du Venezuela », a réagi le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué, qualifiant l’opération de « violation flagrante du droit international ».
Si l’idée de faire pareil avec d’autres dirigeants politiques considérés comme des dictateurs, cela risque de donner de l’appétit aux Etats-Unis… et on a le droit de se demander à qui sera le prochain tour… et il y en a beaucoup, à commencer par Cuba qui continue de donner du fil à retordre aux USA, la Corée du Nord avec la menace nucléaire qui pèse… et, pourquoi pas, aussi, l’Iran, la Russie et, aussi, la Chine, après avoir fait le vide autour de cet Etat et de ses soutiens.
Mais, entre ce qui est apparent et les objectifs réels de Trump, il y a tout un monde !!! Des mois durant, la pression exercée sur le Venezuela était justifiée par les Etats-Unis comme une guerre contre le narcotrafic. Une autre priorité s’impose désormais : l’accès au pétrole de ce pays d’Amérique latine assis sur les plus vastes réserves d’or noir du monde. L’éviction du président vénézuélien ouvre la voie au retour des majors américaines dans le pays, a assuré Donald Trump dans la foulée.
« Nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars (…) et commencer à faire gagner de l’argent au pays », s’est félicité le président des Etats-Unis, lors de sa conférence de presse, samedi, en Floride.



