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Vision et DMLA: symptômes, hérédité, traitement

UniversNews (Santé) – La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la première cause de malvoyance chez les personnes âgées de plus de 50 ans. Elle peut entraîner une perte de la vision centrale si elle n’est pas dépistée et traitée rapidement.

La DMLA est une dégradation de la macula pouvant mener à la perte de la vision centrale. Cette maladie d’origine multifactorielle est la première cause de malvoyance chez les plus de 50 ans.

La macula est une zone de la rétine minuscule mais primordiale, responsable de la vision des détails. Elle nous permet de distinguer ce qui est en face de nous. Nous nous en servons en permanence pour lire, écrire, reconnaître un visage. La première phase ou phase précoce se nomme la MLA (maculopathie liée à l’âge) et se caractérise par une accumulation de petits dépôts blanchâtres à l’intérieur et autour de la macula de la rétine. La MLA est visible grâce à l’examen du fond d’œil. La plupart du temps, elle est asymptomatique. Toutefois, certains patients perçoivent des déformations des lignes droites et/ou des taches floues. Elle peut rester stable toute la vie, mais dans la moitié des cas, elle évolue vers une dégénérescence maculaire liée à l’âge.

La DMLA n’est pas une maladie qui arrive avec le vieillissement. Des facteurs de prédisposition génétique sont clairement identifiés pour la dégénérescence maculaire liée à l’âge. 78% des cas sont liés à un polymophisme génétique.

Quels sont les facteurs de risques ?

Toujours selon ces chercheurs, la maladie se déclenche à cause de plusieurs facteurs de risque, notamment l’âge. La dégénérescence maculaire liée à l’âge survient surtout après 50 ans, mais sa prévalence bondit après 75 ans.

Par ailleurs, aux facteurs de prédisposition génétique s’ajoutent des facteurs de risque environnementaux qui précipitent l’apparition de la maladie. La consommation de tabac multiplie par quatre, voire six, la possibilité de contracter la pathologie. Le risque de DMLA est doublé dans la population obèse.

A l’inverse, la consommation régulière d’oméga-3, de caroténoïdes et d’antioxydants (vitamine C, vitamine E, zinc, bêta carotène) diminue le risque de survenue d’une DMLA et freine sa progression en cas d’atteinte. « Chez des personnes à risque génétique égal de DMLA, une bonne hygiène de vie peut faire gagner jusqu’à 11 ans de vue », informe le médecin.

Enfin, les chercheurs nous informent que d’autres facteurs de risque pourraient être impliqués dans la survenue de la DMLA, notamment une exposition excessive à la lumière bleue émanant des écrans (télévision, smartphone, tablette, etc.).

Est-ce que la DMLA rend aveugle ?

La DMLA entraîne une perte de la vision centrale, mais pas de toute la vision. La personne garde intacte 95% de sa rétine ce qui lui permet de se repérer pour se déplacer. En revanche, elle a besoin d’aide pour lire, écrire…

Grâce à la conservation de la vision périphérique, le patient peut garder son autonomie, surtout dans les lieux qu’il connaît. Néanmoins, certaines activités peuvent s’avérer plus difficiles, comme la conduite d’un véhicule ou la reconnaissance d’un visage. C’est pourquoi l’intervention de professionnels peut être indispensable pour améliorer la qualité de vie du patient, comme l’ergothérapeute ou l’orthoptiste.

Traitement : est-ce que la DMLA se soigne ?

La prise en charge de la forme exsudative de la DMLA consiste en des injections dans le blanc de l’œil d’inhibiteurs du VEGF : les anti-VEGF. Ils stoppent la croissance des néovaisseaux sous la rétine. Le rythme d’injections varie selon la réponse thérapeutique. On commence avec une phase d’induction de 3 injections puis le protocole thérapeutique est individualisé. Il existe plusieurs anti-VEGF et une nouvelle génération d’anti-VEGF avec une durée d’action plus longue est déjà utilisée aux USA.

En cas de signes précurseurs de la maladie, le médecin peut prescrire des compléments alimentaires riches en lutéine et en zéaxanthine, deux pigments qui préservent l’acuité oculaire. Ce sont des anti-oxydants aux effets puissants, permettant de protéger les cellules du cristallin et de la rétine. On les retrouve dans l’alimentation, notamment dans les agrumes, dans les tomates, les légumes à feuilles vertes, comme les épinards, les choux et les blettes. L’alimentation fait donc partie de la prise en charge de la DMLA.

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