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Des sources officielles affirment que la Garde nationale a barré la route aux… «semeurs de troubles»??!!!

  • Série d’agressions visant les forces de sécurité œuvres de manifestants ayant utilisé plus de 500 feux d’artifice, 800 cocktails molotov ainsi que des armes blanches
  • Plus de 100 personnes auraient été placées en garde à vue, samedi matin et la police aurait arrêté plus de 70 personnes rien que la nuit d’avant, et d’autres à l’aube
  • Quelque 89 personnes ayant pris part au mouvement de protestation lié à la situation environnementale à Gabès, dont une vingtaine de mineurs, ont comparu devant le parquet

Tunis, UNIVERSNEWS (NAT) – La situation au gouvernorat de Gabès est tellement flou qu’on n’arrive, même plus à discerner entre ceux qui sont dans le vrai et ceux qui cherchent à nous induire en erreur. Ainsi, entre les accusations officielles de l’existence de manipulateurs et société civile affirmant que les mouvements de protestation ne sont pas politisés, la situation stagne, sans qu’on présente les solutions préconisées.

Entretemps, la Tunisie a été protégée par les « gardiens du temple » imbus de patriotisme et de dévouement à la patrie, avec les unités de la Garde nationale qui sont parvenues, selon des sources officielles, à protéger le siège du groupe chimique tunisien (GCT) et à sécuriser plus de 100 000 tonnes de matières dangereuses qui auraient pu provoquer une catastrophe au cas où les groupes de semeurs de troubles ont réussi à infiltrer les manifestants et à piller le siège du GCT, lors des manifestations qui ont eu lieu dans le gouvernorat de Gabès.

Lors de son intervention au journal télévisé de 20h à la chaîne Wataniyya1, Jebabli a salué le rôle des citoyens intègres dans la lutte contre toutes les tentatives d’infiltration opérées par des semeurs de troubles qui ont tenté d’exploiter le dossier environnemental dans la région pour atteindre leurs desseins, à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, précisant que ces personnes sont fichées par les services de sécurité et de justice et font actuellement l’objet d’un suivi. Des enquêtes ainsi que des investigations ont été menées afin de traduire ces groupes en justice, a-t-il encore ajouté.

Le porte-parole a saisi l’occasion pour annoncer le retour au calme dans les différentes zones du gouvernorat de Gabès, après la vague de protestations enclenchées ces derniers jours, mettant en valeur les efforts déployés par les unités de sécurité et la contribution des habitants de la région.

Evoquant les arrestations, Jebabli a indiqué que le parquet a donné ses instructions en vue de procéder à l’arrestation de deux personnes impliquées dans des affaires de droit commun, alors que les autres personnes arrêtées attendent à comparaître devant la justice.

Le porte-parole a déclaré que pendant la vague de manifestations qui a secoué la région, les forces de sécurité ont veillé à offrir la sécurité nécessaire aux différentes manifestations et marches pacifiques organisées par les citoyens de Gabès, conformément au texte de Constitution, faisant état en contrepartie d’une série d’agressions visant les forces de sécurité commises par nombre de manifestants qui ont utilisé plus de 500 feux d’artifice incendiaires et 800 cocktails molotov ainsi que des armes blanches. 

Dans la nuit de vendredi 17 à samedi 18 octobre à Gabès, en Tunisie, des dizaines de personnes ayant participé aux manifestations ont été arrêtées, selon un avocat et un collectif anti-pollution.

« Les arrestations visaient les personnes manifestant la nuit », a déclaré à France 24, Mehdi Talmoudi, un avocat.

« Alors que les manifestations en journée ont été largement pacifiques, celles se déroulant la nuit ont parfois donné lieu à des affrontements avec les forces de sécurité et à des incendies de pneus », a-t-il précisé, sans pouvoir chiffrer le nombre d’arrestations.

Selon Khair-Eddine Debaya, coordinateur du collectif local Stop Pollution, « plus de 100 personnes ont été placées en garde à vue » samedi matin. « La police a arrêté plus de 70 personnes rien que la nuit dernière, et d’autres à l’aube », a-t-il ajouté, en notant que certaines ont été cueillies chez elles.

Quelque 89 personnes ayant pris part au mouvement de protestation lié à la situation environnementale à Gabès, dont une vingtaine de mineurs, ont comparu devant le parquet depuis le mardi 14 octobre courant, a fait savoir, le président de la section régionale de l’Ordre des avocats, Mounir Laâdouni. Il a précisé, dans une déclaration, qu’un autre groupe de personnes interpellées est toujours en détention en attendant leur comparution prévue aujourd’hui lundi devant le parquet.

Dimanche, 15 manifestants ont été déférés devant la chambre correctionnelle, en état de liberté, pour «participation à un attroupement de nature à troubler l’ordre public », tandis que des mandats de dépôt ont été émis à l’encontre de cinq autres.

Dans ce même contexte, cinq manifestants demeurent en garde à vue en attendant leur audition par le juge d’instruction, et trois autres ont été transférés devant le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

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