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TSI: Reprise d’activité sous contrôle judiciaire… mais l’impunité règne-t-elle??!!!

UniversNews (SEF) – La Tuniso-Séoudienne d’Investissement (TSI) s’apprête à reprendre ses activités boursières à compter du 15 décembre 2025, en vertu d’une décision du Tribunal de Première Instance de Tunis rendue le 5 décembre 2025

Une annonce officielle qui soulève pourtant une question centrale, lourde de sens : comment en est-on arrivé là, et où en sont les enquêtes sur l’un des dossiers les plus sensibles du marché financier tunisien ?

Retour sur les faits : une mise sous mandat judiciaire

Le 16 juin 2025, la justice tunisienne décide de placer la TSI sous mandat judiciaire, désignant trois mandataires chargés d’assurer la gestion de la société sous la supervision d’un juge-contrôleur.

Cette décision intervient après une suspension de l’activité, ordonnée par les autorités judiciaires, avec un objectif affiché : protéger les intérêts des clients et sécuriser les opérations de marché.

Cette suspension, loin d’être anodine, traduit l’existence de dysfonctionnements graves, suffisamment préoccupants pour justifier une mesure exceptionnelle dans un secteur hautement régulé.

Une reprise encadrée… mais des zones d’ombre persistantes

La reprise annoncée se veut progressive, sécurisée et strictement encadrée. Les restrictions imposées sont nombreuses : gel des anciens comptes, interdiction de retraits, limitations sévères sur les OPCVM, contrôles renforcés sur les ordres de bourse, et encadrement spécifique des comptes CEA.

Autant de mesures qui confirment implicitement que la situation antérieure était loin d’être normale.

Mais une question fondamentale demeure : Qu’en est-il des responsabilités ?

Silence sur les enquêtes, malaise sur le marché

À ce stade, aucune communication publique ne permet de savoir :

  • Si des enquêtes approfondies ont été menées ou sont en cours,
  • Si des responsabilités individuelles ont été établies,
  • Ni si des sanctions ont été prononcées ou envisagées.

Le marché, les investisseurs et l’opinion publique assistent ainsi à une reprise d’activité, sans clarification sur les causes profondes du scandale, ni sur les enseignements tirés de cette crise.

Ce silence nourrit une interrogation de plus en plus pressante :

L’impunité est-elle devenue la règle lorsqu’il s’agit de certains acteurs du marché financier ?

Peut-on restaurer la confiance sans vérité ?

La confiance est le pilier de toute place financière. Or, reprendre l’activité sans rendre compte, sans expliquer ce qui s’est réellement passé, sans identifier clairement les manquements et leurs auteurs, revient à fragiliser durablement la crédibilité du marché tunisien.

La justice a joué son rôle en sécurisant l’urgence.

Il appartient désormais :

  • Aux autorités judiciaires,
  • Au régulateur du marché,
  • Et aux institutions de contrôle,

De répondre à une attente légitime : la vérité, la transparence et la reddition des comptes.

Car sans enquêtes visibles, sans conclusions publiques et sans responsabilités assumées, une reprise d’activité, aussi encadrée soit-elle, risque de ressembler moins à un nouveau départ… qu’à un précédent dangereux.

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