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Après les agressions de Monastir et Kairouan… les médecins en guerre contre la violence à l’hôpital!!!

UniversNews(Santé) – C’est une réalité traumatisante, douloureuse et choquante, une réalité qui nous interpelle tous, car nous sommes tous concernés par la sécurité qui doit prévaloir à l’intérieur de nos structures hospitalières. Soulever cette problématique de la violence au sein des hôpitaux, de la recrudescence des agressions dont sont victimes les professionnels de santé (médecins – infirmiers), dans l’exercice de leur fonction, n’est pas en soi quelque chose de nouveau. C’est un phénomène qui est étroitement lié à la violence quotidienne, qui prévaut dans nos villes, dans nos quartiers, et même sur nos terrains de sports.
Ces actes de violence, ces agressions qui surviennent au sein même des établissements hospitaliers s’expriment généralement par des actes d’incivisme, des insultes, des injures, des menaces, et parfois par des coups dont les premiers à souffrir sont les professionnels de santé qui paient un lourd tribut. L’Ordre des jeunes médecins de Tunisie a fermement condamné les récentes attaques survenues à l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir et à l’hôpital universitaire Ibn Al-Jazzar de Kairouan, et a rejeté catégoriquement le climat de violence persistant qui menace la sécurité des professionnels de santé au sein des établissements de santé publique.
L’Organisation tunisienne des jeunes médecins a déclaré que cet incident n’était pas un cas isolé, mais la conséquence directe du manque de mesures de protection, de la dégradation des conditions de travail et de l’absence d’une stratégie sérieuse de lutte contre les violences envers les professionnels de santé. Elle a réaffirmé son engagement à répondre à plusieurs revendications urgentes, notamment l’arrestation et la poursuite des auteurs conformément à la loi, la mise en place d’un système efficace de contrôle de l’accès aux établissements de santé et l’élaboration d’une stratégie nationale globale de lutte contre les violences au sein des institutions publiques de santé.
Il est vrai que le citoyen assume souvent une partie de la responsabilité de cette situation puisqu’il ne cesse de perdre son self-control au sein des hôpitaux, enchaînant ces actes de violence. Il s’agit de souffrances multiples, qui se teintent du stress et s’alimentent de l’anxiété. Cette situation s’amplifie d’une manière inquiétante avec notamment un système organisationnel défaillant et une qualité relationnelle inconsistante. Sur 12 millions de Tunisiens, 6.5 millions se présentent, chaque année, aux services des urgences, soit une moyenne 3 fois supérieure à celle mondiale, sachant qu’en Tunisie, on compte près de 200 services d’urgences, 600 médecins urgentistes, des milliers de paramédicaux et 850 ambulances. Le ministère de la Santé a souvent mené des actions conjuguées avec les services de sécurité pour prévenir ce genre d’actes violents menaçant l’intégrité morale et physique du personnel médical et des patients, ainsi que leur droit à la santé, tout en poursuivant en justice les auteurs de ces agressions. (M.S)

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