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La mafia des «allocations de voyage» sévit entre l’Algérie et la Tunisie

  • Plus de 100 000 cas de manipulation… détectés par les autorités algériennes en seulement six semaines!!!
  • L’écart significatif entre le change du taux officiel et celui du marché parallèle (presque le double) a contribué à l’amplification du phénomène

UniversNews (Finances) – L’affaire, surnommée par les médias « La mafia des allocations de voyage », a suscité une vive polémique en Algérie après la révélation qui a fait état du détournement des allocations accordées en devises les aides en devises étrangères de leur objectif initial pour devenir un outil organisé de spéculation et de courtage illégal, avec plus de 100 000 cas été détectés par les autorités algériennes en seulement six semaines.

Des réseaux d’organisateurs, notamment des agences de voyages et des courtiers, ont exploité la subvention de voyage officielle, utilisant ses bénéficiaires comme façade légale pour retirer des devises fortes auprès des banques avant de les acheminer vers le marché parallèle et de les revendre avec des marges bénéficiaires importantes.

L’écart significatif entre le taux de change officiel de l’euro, proche de 150 dinars. Lee taux du marché noir a contribué à ce phénomène. Son prix sur le marché parallèle, qui dépasse 280 dinars, a transformé cette subvention, initialement destinée à faciliter les voyages, en une source de profit rapide alimentant le marché noir des devises.

Des sources médiatiques ont révélé que ces réseaux recrutent des jeunes chômeurs ou issus de milieux défavorisés, en leur proposant de prendre en charge les frais d’obtention de leur passeport, estimés à environ 6 000 dinars, en plus du montant de l’allocation versée en dinars algériens. Ils sont ensuite accompagnés lors de courts séjours, souvent en Tunisie, pour échanger la somme de 750 euros aux guichets bancaires situés aux postes frontières. Dans de nombreux cas, les passeports sont retenus en garantie, tandis que les organisateurs s’emparent, par la suite, des devises pour les revendre au marché noir.

Mieux encore, la mafia des allocations de voyage entoure ces opérations de nombreuses formalités et procédures légales, telles que la fourniture de réservations d’hôtel, d’assurances et d’un hébergement pour sept jours.

Face à l’ampleur du phénomène, la Banque d’Algérie a émis de nouvelles instructions mettant fin au versement en espèces de l’allocation de voyage et exigeant des bénéficiaires qu’ils possèdent un compte bancaire en dinars. L’allocation devait désormais être versée exclusivement par voie de paiement écrit, notamment par carte bancaire ou chèque. Parallèlement, des enquêtes judiciaires ont été ouvertes en coopération avec les autorités tunisiennes.

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