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Tunisie – GAFI: Une nouvelle mission du 26 Janvier au 16 Février 2026

UniversNews (SEF) – Dans un environnement international marqué par une tolérance zéro face aux risques de blanchiment et de financement du terrorisme, la Tunisie s’avance dangereusement vers un nouveau test décisif : la prochaine évaluation du GAFI attendue du 26 Janvier au 16 Février 2026.

Alors que les grandes économies durcissent leurs dispositifs de traçabilité et de surveillance financière, la Tunisie semble suivre une trajectoire inverse :

  • Explosion des transactions en espèces,
  • Affaiblissement des mécanismes de dissuasion,
  • Absence persistante de cadre juridique pour les crypto-actifs,
  • Effectivité encore limitée des contrôles BA/FT.

Le retour massif du cash : un signal d’alerte majeur

La réforme des chèques issue de la loi 2024-41, présentée comme une modernisation des moyens de paiement, a produit un effet pervers majeur :

Une re-cashisation brutale de l’économie.

Le chèque recule, l’espèce domine, la traçabilité disparaît.

Or, le cash non encadré est l’ennemi numéro un du GAFI.

Abrogation de l’article 45 : un choix à haut risque

La suppression de l’article 45 — dernier rempart réellement dissuasif contre l’usage excessif du cash — marque un tournant préoccupant :

  • Plus de plafond légal,
  • Plus d’obligation de bancarisation,
  • Plus de sanctions effectives.

Février 2026 : l’épreuve de vérité

La prochaine évaluation du GAFI, programmée pour février 2026, ne se limitera pas à l’analyse des textes.

Le message est clair :

« Les lois ne suffisent plus. Ce sont les résultats qui comptent. »

Les attentes sont désormais précises et mesurables :

  • Contrôles réguliers et documentés,
  • Sanctions réellement appliquées,
  • Coordination opérationnelle entre autorités,
  • Surveillance renforcée des professions non financières,
  • Encadrement strict des bureaux de change,
  • Réglementation effective des cryptoactifs, toujours absente à ce jour.

4. Informel en hausse, confiance en chute libre

Les signaux adressés aux bailleurs de fonds, aux banques correspondantes et aux agences de notation sont de plus en plus préoccupants :

L’impression dominante est celle d’un pilotage hésitant, là où la rigueur devrait être absolue.

La Tunisie doit s’engager maintenant, c’est une menace réelle … !! 

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