Gros planNational

Ralentisseurs trop hauts et « mal bâtis »… les automobilistes réclament « leur mise à niveau »!!!

UniversNews (Circulation) – Les ralentisseurs routiers plus connus sous le nom « Dos d’âne » font de plus en plus polémique en ville. Depuis plusieurs années, le nombre de ces ralentisseurs n’a cessé d’augmenter sur le territoire. Ils sont considérés comme le meilleur moyen de favoriser le respect des limitations de vitesse. Nuisances sonores, pollution atmosphérique, usure des plaquettes de frein, douleurs aux lombaires… ces ralentisseurs routiers sont accusés par de nombreux automobilistes de leur causer bien des désagréments.

Dans des conditions normales, l’implantation de ces ralentisseurs obéit à des règles précises déterminées par les services compétents du ministère de l’équipement. Cependant, ceux-ci ne doivent pas être un obstacle dangereux et ou une gêne excessive pour ceux qui respectent les limitations.

En Tunisie, on compte plus 2500 ralentisseurs de vitesse dont plus de 800 sont anarchiques. Il y a en effet plusieurs automobilistes qui font part de leur refus d’emprunter telle ou telle artère, car il y a beaucoup trop de dos d’âne, mais il faut savoir que c’est la recrudescence des accidents de la circulation en milieu urbain, souvent mortels, qui justifie leur existence en nombre. Ces dos d’âne, ainsi désignés dans le langage courant chez nous, ne doivent pas constituer des points de destruction des véhicules qui les franchissent.

Or, c’est bien cela qui se produit, dans ce qu’il convient d’appeler, sans exagération, un véritable fourre-tout. Érigés souvent par des préposés sans aucune qualification près d’une école ou par peur de la vitesse des véhicules, les ralentisseurs qui ne répondent pas aux normes, causent des dommages collatéraux aux divers moyens de transport. Ces ralentisseurs sont à chaque fois réhabilités au moment où d’autres sont implantés chaque année.

La question est d’autant plus préoccupante que bon nombre de ces ralentisseurs ont été installés n’importe comment et ne respectent pas les normes édictées en la matière concernant la zone de leur implantation, leur hauteur limitée à 10cm, etc… Le plus évident : le risque d’accident qu’ils peuvent générer. Pour les automobilistes distraits qui ne les aperçoivent qu’au dernier moment, ils choisissent de les ignorer et plus encore pour les motards qui risquent la chute.

Des conséquences négligées et pour lesquelles on ne dispose pas d’informations fiables. Tout véhicule qui arrive devant ces dos d’âne, c’est comme s’il escalade un mur. Ses roues avant se butent contre la maçonnerie surélevée et remontent avant de retomber. Ce processus de montée-descente se répète avec les roues arrière. Même à vitesse réduite, les amortisseurs, la suspension et même les pneus et jantes sont éprouvés. A pleine charge, c’est tout le bas du véhicule, de l’avant à l’arrière, qui prend le coup.

Outre les dégâts d’ordre mécanique, ces ralentisseurs mal placés ou mal faits provoquent aussi des nuisances sonores et atmosphériques, selon les associations. On est obligés de freiner puis d’accélérer à l’approche d’un dos d’âne, cela engendre une surconsommation de carburant et augmente la pollution atmosphérique : les émissions de CO2 augmentent de 25 à 26% par véhicule et par ralentisseur. On imagine aisément ce qui peut advenir si l’allure est forte.

Ces dos d’âne façonnés par des mains inexpertes font chuter tous ceux qui s’y heurtent. Des motocyclistes tombent à la renverse. On enregistre des cas de morts et de blessures graves, sans compter d’importants dégâts matériels. Depuis plusieurs années, les usagers de la route dénoncent des dos d’âne, cassis et autres coussins berlinois illégaux ou non conformes à la réglementation. Ils militent pour leur mise en conformité, voire même leur disparition. (M.S)

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page