
Par Mustapha MACHAT
UniversNews (EDITO) – C’est un scénario apocalyptique que le président américain est en train de mettre en place pour l’avenir des relations internationales, avec un nouvel ordre économique mondial basé sur le racket américain et la loi du plus fort. A chaque fois que le Grand Manitou de la Maison Blanche parle, il provoque la panique et terrorise la sphère politique internationale !!!
La participation du Grand Manitou au dernier Forum de Davos n’a pas failli à la règle instaurée par le Grand Manitou de la Maison Blanche qui a fait la promotion de son « Conseil de la paix » initialement prévu pour Gaza, mais qui, en fin de compte, a sonné le glas pour une Organisation des Nations Unies (ONU), déjà moribonde… bien que ce soit une institution au service des intérêts US et ceux de l’entité sioniste !!!
Le bilan de la participation de Trump à Davos est dévastateur pour le monde dit-occidental, avec, entre autres, certains pays qui se sont précipité pour participer au « Conseil de la paix »… notamment ceux qui ne pèsent pas lourd… un règlement de compte avec les pays de l’UE qu’il a accusés « d’avoir lâché les USA dans la guerre en Afghanistan, des menaces d’imposer des droits de douane de 100% au Canada… et un petit revirement sur le Groenland.
Ce jeudi 22 janvier 2026 sera donc une date charnière entre « l’ancien et le nouveau monde », avec la signature de la charte fondatrice du « Conseil de la paix ». Cette entité, pilotée par le président Donald Trump, n’est pas simplement un comité pour la reconstruction de Gaza, mais une nouvelle instance internationale se présentant comme une alternative « plus affirmée » aux organisations internationales traditionnelles, court-circuitant, ainsi, la bureaucratie des Nations Unies.
À l’examen des textes révélés de la charte, on constate que le conseil remet progressivement en cause les pouvoirs traditionnels grâce à des clauses sans précédent, de même qu’il instaure une présidence prolongée et transitoire, avec la charte qui stipule explicitement que « Donald Trump est le premier président du Conseil et conserve son poste jusqu’à ce qu’il décide de se retirer »… une clause qui garantit à Trump la possibilité de gérer les affaires internationales en tant qu’« autorité mondiale », même après avoir quitté la Maison-Blanche.
Cerise sur le gâteau, la charte stipule dans son préambule que la mission du Conseil est de «garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par un conflit», sans pour autant la limiter à Gaza, ce qui ouvre la porte à une intervention dans des questions telles que (l’Ukraine, Taïwan ou même l’Arctique)… alors que l’adhésion à ce Conseil de la paix est payante… avec l’exigence d’une contribution financière considérable (jusqu’à un milliard de dollars pour un siège permanent), ce qui transforme le travail international d’un système de « dons » à un système de «partenariats» financièrement indépendants des pressions des parlements et de l’Assemblée générale.
Cette nouvelle entité a suscité de profondes divisions parmi les puissances mondiales, surtout chez les dirigeants des Etats de l’Union européenne, ainsi qu’une situation de terreur diplomatique, avec la France, l’Allemagne et l’UE qui ont refusé d’y adhérer (pour l’instant), arguant que le Conseil «porte atteinte à la légitimité internationale» et instaure un système de favoritisme. Friedrich Merz (Allemagne) et Macron ont quitté Davos prématurément pour éviter la cérémonie de signature… mais, en parallèle, environ 35 Etats ont signé la charte, pour différentes raisons particulières !!!
Les dérives du président américain se suivent et se ressemblent -à quelques éléments près- puisqu’elles aboutissent toutes à l’épée de Damoclès des « droits de douane » que Trump menace d’imposer à ses détracteurs et à ceux qui ne suivent pas la ligne qu’il est en train de tracer, avec ;a nouvelle configuration des relations économiques et politiques internationales… et, ce qui est pire, ceux sont les projets vicieux d’enterrer des institutions internationales qui, jusqu’à maintenant, ont aidé à régler de nombreux problèmes internationaux et ont constitué -en quelque sorte- un garde-fou pour les dérapage des dirigeants de ce monde… bien sûr, d’une manière qui n’est pas parfaite, certes, mais qui a été capable de calmer les esprits belliqueux.
M.M.



