
UniversNews (SEF) – La loi sur la facturation électronique continue à animer le débat, avec une majorité -si ce n’est la quasi-totalité- des corps professionnels qui continue à demander avec insistance, une mise en œuvre « avec souplesse » et par étape. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui prennent référence sur la France où il a fallu plus de cinq ans, une application par étape, avant de la mettre en œuvre définitivement… et encore !!!
Dans ce sens, l’expert-comptable Mohamed Fessi a indiqué, dans une déclaration à la presse, que la loi imposant la facturation électronique à partir de janvier 2026 créait des difficultés logistiques et techniques pour les petites et moyennes entreprises, ce qui nécessite un engagement du ministère des Finances à faire preuve de flexibilité dans sa mise en œuvre, afin d’éviter de perturber l’activité économique.
Il a expliqué que le principe de la facturation électronique constitue une avancée importante vers une plus grande transparence, mais que l’adoption par le ministère d’une approche « souple » témoigne du manque de préparation des parties prenantes à sa pleine mise en œuvre. Il a ajouté qu’une approche « progressive » aurait dû être adoptée avant son approbation officielle.
Lors d’un séminaire organisé par l’École supérieure des sciences économiques et commerciales de Tunis (ESSEC) dans le cadre du projet « EVOLV FOR HUMAIN », il a fait part de son inquiétude quant aux répercussions négatives de l’impôt sur la fortune sur le climat des investissements. Il a expliqué que cet impôt n’est pas entièrement nouveau, puisqu’une taxe sur le patrimoine immobilier a déjà été introduite en 2023. Toutefois, la loi de finances de 2026 a élargi son champ d’application pour inclure tous les biens personnels qu’ils soient meubles ou immeubles, a-t-il souligné.



