Le NON cinglant et le camouflet de l’Espagne à Trump!!!

UniversNews (MONDE) – Le président américain se croyait tout permis et pense qu’il est le nouveau maître du monde, surtout qu’il est à la tête de la plus grande puissance américaine qui a bâti son hégémonie sur les cadavres des pauvres hères, en commençant par les indiens -appelés communément et péjorativement « Peaux Rouges »… signe avilissant et ségrégationniste- qu’ils avaient exterminés, pour occuper leurs territoires et spolier leurs richesses. Cela s’est poursuivi avec l’usage de deux bombes atomiques contre les Japonais qui leur avaient rendu la vie difficile, lors de la deuxième guerre mondiale… causant la mort de milliers de personnes et provoquant la contamination de centaines de milliers d’autres, atteints, par la suite, par des cancers incurables. Et, maintenant, c’est la Nation arabo-musulmane qui est dans son viseur, surtout avec son aval éhonté pour le massacre de centaines de milliers de Palestiniens de Gaza et même des territoires occupés.
Trump agit comme s’il était en terrain conquis, que ce soit face ceux qu’il considère comme ses ennemis ou, même, avec ses alliés, il n’y a pas longtemps… Mais, il vient de faire face à un NON cinglant de l’Espagne qui lui a refusé d’utiliser son territoire pour continuer ses agressions au Moyen-Orient, ce que n’ont pas fait les pays du Golfe trop pressés de se débarrasser du régime chiite de Téhéran, dans une logique absurde de sunnites qui n’ont pas tiré les leçons des confrontations entre Protestants et Catholiques, dans les guerres de religions précédentes.
Dans une leçon d’humilité et d’humanisme, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez a dit « non à la guerre », tenant tête à Donald Trump, et faisant-fi des menaces de représailles américaines qui ont suscité des messages de « solidarité européenne » adressés à l’Espagne.
Dans une allocution prononcée mercredi, Pedro Sánchez a promis que son pays ne serait « pas complice » des attaques américano-israéliennes menées contre l’Iran « par peur des représailles de certains ». Une référence directe au dirigeant américain, irrité par son refus de laisser les États-Unis utiliser des bases en Espagne pour attaquer l’Iran. Cette prise de parole tranche avec le ton beaucoup plus prudent employé ces derniers jours à Paris, Londres ou Berlin, et vient alimenter le bras de fer verbal entre le chef de gouvernement espagnol et le président américain.
Cette brouille diplomatique entre Madrid et Washington n’est pas une surprise. Depuis plusieurs mois, Donald Trump s’en prenait déjà régulièrement au dirigeant espagnol depuis que Madrid s’est opposé à l’augmentation de ses dépenses de défense à 5% de son PIB comme le veut le nouvel objectif de l’Otan.
Mardi, le locataire de la Maison Blanche a cette fois-ci vertement reproché au gouvernement espagnol de gauche de refuser à l’aviation américaine l’accès à deux bases militaires situées dans le sud du pays pour sa campagne militaire contre l’Iran entamée samedi. « L’Espagne a été terrible », a cinglé Donald Trump, menaçant directement Madrid de « cesser » complètement les relations commerciales entre les deux pays.
Malgré des difficultés à adopter une position commune très clairement définie face aux attaques menées contre l’Iran, ces tentatives d’intimidation ont valu au chef du gouvernement espagnol une série de marques de soutien de ses homologues européens. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a déclaré sur X lui avoir exprimé « la pleine solidarité de l’Union européenne avec l’Espagne » et le chef de l’État français, Emmanuel Macron, lui a dit « la solidarité européenne de la France en réponse aux menaces de coercition économique ». (F.S.)



