
Universnews – Chaque année, des milliers de Tunisiens engagent des sommes considérables pour déposer une demande de visa, sans aucune garantie de succès. Frais consulaires, coûts des sociétés intermédiaires chargées de collecter et traiter les dossiers… la facture peut s’avérer lourde, même lorsque la réponse est un refus sec.
Face à cette réalité qui touche une part croissante de la population, une initiative législative portée par Marouane Zayane, élu au Conseil national des régions et des districts, représentant le gouvernorat de Ben Arous à la deuxième chambre parlementaire, entend changer la donne.
Sa proposition est claire : en cas de refus de visa, 50 % des frais de dépôt versés aux sociétés intermédiaires devront être remboursés aux demandeurs. Une mesure de protection du consommateur qui vise à alléger un fardeau financier devenu insupportable pour bon nombre de familles tunisiennes.
Car les chiffres parlent d’eux-mêmes : le taux de refus de visas Schengen dépasse les 20 % par an, ce qui représente des milliers de personnes qui repartent les mains vides après avoir investi argent, temps et espoir dans leur dossier.
Marouane Zayane tient à préciser que son initiative ne remet nullement en cause la souveraineté des États étrangers dans leurs décisions d’octroi ou de refus de visas. Ce qu’il vise, ce sont les intermédiaires de service opérant sur le sol tunisien, qu’il appelle à plus de transparence et d’équité envers leurs clients.
Une démarche qui pourrait, si elle aboutit, rééquilibrer un rapport de force qui a trop longtemps penché en défaveur du citoyen tunisien.
KS



