
UniversNews (Société) – Les derniers jours du Ramadan mettent le corps à rude épreuve : fatigue accumulée, rythme accéléré, baisse de concentration et sensation de lourdeur sont souvent évoquées par les jeûneurs. Ramadan modifie le quotidien de ceux qui le pratiquent. Ce changement de rythme peut engendrer une fatigue qui affaiblit le système immunitaire, rendant le corps plus vulnérable aux infections. Le manque de sommeil, combiné à une alimentation parfois moins équilibrée et une hygiène alimentaire négligée, réduit la capacité de l’organisme à se défendre contre les agents pathogènes. Cette vulnérabilité accrue nécessite une plus grande vigilance
La fatigue de Ramadan n’est pas toujours liée au jeûne lui-même, mais à un déséquilibre global. Elle résulte de quatre facteurs qui s’additionnent : la déshydratation, l’hypoglycémie, la dette de sommeil et la perturbation du rythme circadien. Comprendre chacun d’eux permet de cibler les bonnes solutions. Pendant les heures de jeûne, l’organisme perd de l’eau par la respiration, la transpiration et l’activité normale sans pouvoir compenser. Même une déshydratation légère de 1 à 2 % du poids corporel suffit à provoquer maux de tête, baisse de concentration et sensation de fatigue intense. En fin de journée, la perte hydrique cumulée peut atteindre 1 à 1,5 litre chez un adulte actif. Le décalage des repas et la prière des Tarawih modifient profondément le rythme veille-sommeil. La durée totale de sommeil diminue en moyenne de 30 à 60 minutes par nuit pendant le ramadan.
Mauvaise humeur, fatigue, manque de concentration, somnolence, les derniers jours du mois sacré du Ramadan apportent leur lot de désagréments pour les jeûneurs, en plus d’une sensation de faim. Sur le plan financier, les gens sont épuisés. La plupart des gens traversent des difficultés financières. Les salaires tardent et n’arriveront que peu de temps avant l’Aïd. Par conséquent, certains se retrouvent dans l’embarras financier. Ce mois sacré est synonyme de stress pécuniaire pour des milliers de familles face à l’envolée quasi-traditionnelle et automatique des prix des légumes, des fruits, de la viande rouge ou blanche et autres articles nécessaires pour garnir la belle table de la rupture du jeûne. En plus des dépenses alimentaires, les Tunisiens doivent également faire face aux coûts des vêtements de l’Aïd et des gâteaux soumis eux aussi aux spéculations. Face à cette pression croissante, les citoyens se retrouvent pris dans un tourbillon économique qu’ils peinent à maîtriser. La fin du mois de Ramadan devient ainsi un véritable casse-tête économique pour de nombreuses familles, déjà fragilisées par une inflation qui dure et qui impacte lourdement leurs habitudes de consommation. (M.S)



