Climat: Neuf communes tunisiennes s’impliquent dans le projet ACICT

UniversNews (Climat) – Les changements climatiques provoquent des bouleversements de plus en plus importants dans les milieux naturels de la planète : perturbation des saisons de végétation et de la pluviométrie, modification de l’aire de répartition ou disparition des espèces et des habitats naturels, désertification, élévation du niveau des mers, acidification des océans… De récentes études scientifiques estiment que 25 % des espèces pourraient disparaître à cause des changements climatiques d’ici 2050.
Les changements climatiques se combinent avec les autres pressions qui dégradent ou fragilisent actuellement la biodiversité : dégradation et fragmentation des milieux naturels, surexploitation des espèces, pollutions, espèces exotiques envahissantes. Ils entraînent également un accroissement de la fréquence et de la gravité des risques naturels comme les inondations, les sécheresses, les canicules, les tempêtes, avec des conséquences négatives importantes sur les populations humaines. La lutte contre les changements climatiques nécessite une réduction urgente des émissions des gaz à effet de serre produites par les activités humaines. Compte-tenu de l’inertie du système climatique, il est aussi nécessaire de s’engager dans des mesures d’adaptation pour anticiper et mieux se préparer aux conséquences des dérèglements climatiques. Ainsi dans le cadre du projet Action Climatique Inclusive dans les Communes Tunisiennes (ACICT), mis en œuvre par la Fédération canadienne des municipalités (FCM) et son partenaire en Tunisie, le CILG, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur (IPAPD) et le ministère de l’Environnement, et financé par Affaires mondiales Canada, des réunions de travail ont été organisées le 5 mars 2026 à Chouachi (gouvernorat de Kairouan), le 6 mars 2026 à Djerba Midoun (gouvernorat de Médenine) et le 10 mars 2026 à Dar Chaabane El Fehri (gouvernorat de Nabeul), afin d’appuyer les communes dans l’activation et l’opérationnalisation des instruments de planification liés à l’action climatique. Ces rencontres s’inscrivent dans le processus d’élaboration des plans communaux de résilience climatique et ont réuni les services techniques des communes, et les services régionaux, les représentants des conseils locaux ainsi que les acteurs de la société civile locale. Elles ont permis d’échanger autour des priorités climatiques des territoires et de renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans l’action climatique locale.
Ces rencontres contribuent à renforcer une approche participative et inclusive pour accompagner les neuf communes partenaires du projet ACICT dans la planification climatique locale et l’intégration de projets climatiques adoptant des solutions fondées sur la nature, résilients aux défis des changements climatiques. Ces solutions constituent un élément essentiel de la stratégie à adopter aujourd’hui dans la lutte contre les changements climatiques. Elles représentent une alternative économiquement viable et durable, souvent moins coûteuse à long terme que des investissements technologiques ou la construction et l’entretien d’infrastructures. Elles permettent aussi de préserver la biodiversité, en particulier en luttant contre l’artificialisation des sols, cause majeure de son érosion et d’émissions de gaz à effet de serre. Elles apportent enfin, à travers les services fournis par les écosystèmes, de multiples avantages pour le bien-être humain. (M.S)



