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Méditerranée menacée : les Tunisiens doivent agir avant qu’il ne soit trop tard

Tunis – Univers News. Outre l’impact lourd du changement climatique sur les forêts tunisiennes, qui s’est manifesté à travers plusieurs feux de forêts durant le mois de juillet, la mer Méditerranée se trouve également menacée par la hausse des températures.

Ce phénomène a été signalé par l’association TunSea pour la science participative, qui a exprimé, le 2 août 2026, à travers un post publié sur sa page Facebook, son inquiétude face à l’augmentation des températures en Méditerranée. L’association a ainsi pris l’exemple du golfe de Gabès, où les températures ont atteint 30 °C. Ce phénomène, appelé « vagues de chaleur marines » (marine heatwaves), aura des conséquences sur la biodiversité marine.

La même source a précisé qu’en 2025 et 2026, les températures de surface de la mer dans certaines zones de la Méditerranée occidentale ont dépassé de plus de 5 °C la moyenne saisonnière. Cette hausse importante exerce un stress thermique intense sur les poissons, les coraux, les éponges, les crustacés, les herbiers marins et d’autres organismes, risquant d’entraîner des mortalités massives et une perturbation totale de l’équilibre écologique.

De plus, la Méditerranée figure parmi les régions du monde les plus menacées par le changement climatique ; elle se réchauffe environ 20 % plus vite que la moyenne mondiale, et les températures de la mer pourraient augmenter de 1,8 à 3,5 °C d’ici à 2100.

Ils ont ainsi précisé que d’autres phénomènes comme les marées rouges ou les proliférations algales massives compliquent davantage la situation, combinée à la hausse des températures. En tenant compte que les types d’algues affectent directement la quantité d’oxygène en mer, dont dépendent les poissons et les autres organismes marins. Des études montrent également que la combinaison de la chaleur et du manque d’oxygène accélère la mortalité des organismes marins plus que ne le ferait l’un ou l’autre de ces facteurs pris isolément.

Signalant que les phénomènes observés tels que le changement de couleur de la mer, l’apparition de marées rouges, la baisse du taux d’oxygène et la mortalité des poissons sont des facteurs susceptibles d’interagir avec la hausse de la température de l’eau et d’aggraver les dommages subis par l’écosystème marin.

Un autre élément très important de l’écosystème marin est l’herbier de posidonie (Posidonia oceanica), qui est menacé par l’élévation des températures, en particulier dans le golfe de Gabès, qui abrite l’une des plus vastes étendues de ces herbiers en Tunisie.

En outre, la composition des espèces marines peut elle-même être modifiée. Par exemple, les baleines, les dauphins et même les tortues modifient leurs itinéraires migratoires et leurs comportements en quête d’eaux plus propices à leur survie.

D’ailleurs, plus de 1 000 espèces exotiques (telles que le crabe bleu, le poisson-lapin et d’autres) ont été recensées en mer Méditerranée ; nombre d’entre elles ont profité de la hausse des températures pour proliférer et se répandre, menaçant l’équilibre écologique ainsi que les espèces indigènes.

Dans ce contexte, il est important de rappeler que la mer Méditerranée contient entre 7 % et 9 % de la biodiversité marine mondiale et abrite 17 000 espèces d’organismes marins. Entre 20 % et 26 % de ces espèces sont endémiques, ce qui signifie qu’on ne les trouve nulle part ailleurs dans le monde.

Ces menaces nous incitent à être conscients des périls qui menacent notre environnement, d’autant plus que les océans sont les poumons de notre planète et sont très importants au même titre que les forêts.

Pour cela, une meilleure éducation, une sensibilisation accrue et une prise de conscience des menaces futures sont nécessaires pour éviter l’impact destructeur de nos actions. Les Tunisiens doivent impérativement changer de comportement et d’idéologie face à leur richesse naturelle, pour notre bien-être, ainsi que pour la préservation de la Terre pour les générations futures.

Balkis Layouni

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