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L’expert international en environnement Adel Hentati: « 62 % du réseau de la SONEDE est vétuste »

Tunis – Univers News. Personne ne peut nier les efforts consentis par la SONEDE dans son effort pour améliorer la qualité et la disponibilité de l’eau potable. Cet effort colossal bute toutefois sur la vétusté des réseaux qui demeurent le point noir à l’origine des coupures et des dysfonctionnements dans l’alimentation quotidienne. 20 % des conduites d’eau potable en Tunisie dépassent désormais les 50 ans, 25 % de l’eau potable injectée dans les réseaux se perdent avant d’atteindre les consommateurs et  plus de 100 000 compteurs d’eau sont défectueux. La SONEDE fait face à une accumulation de contraintes structurelles qui fragilisent sa capacité à assurer un service d’eau potable régulier et durable.

Mohamed Adel Hentati, expert international en environnement et développement durable, a révélé ce lundi qu’« environ 62 % du réseau de distribution d’eau potable de la Société nationale de distribution d’eau (SONEDE) est ancien et vétuste, nécessitant des investissements massifs pour son amélioration et sa rénovation, investissements freinés par un manque de financement ».Il a expliqué que « l’eau de la SONEDE est naturellement potable et pure, sans couleur ni odeur », soulignant que « des changements de goût ou de couleur incitent parfois les citoyens à opter pour de l’eau en bouteille ».

L’expert a appelé les ministères de l’Agriculture et de la Santé à « divulguer la composition et les spécifications précises de l’eau du robinet dans tout le pays afin de renforcer la confiance du public et de définir les responsabilités », précisant  qu’il « utilisait personnellement depuis des années un appareil permettant d’ajuster le pourcentage de sels et de substances en excès dans l’eau du robinet selon les besoins ».

L’eau reste l’enjeu mondial dans quelques années en raison du réchauffement climatique. La lutte pour sa préservation  passe obligatoirement par le citoyen qui se doit de corriger ses comportements. Laver sa voiture, arroser un petit jardin au bas de sa villa, laisser son robinet couler… parce que l’eau ne coûte pas chère sont des incivilités qui participent au gaspillage quand sous d’autres cieux, les gens n’ont pas de quoi boire. Malgré les campagnes de sensibilisation à travers les médias, bon nombre continuent à faire la sourde oreille. 

                           Mohamed Sélim

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