UniversNews (NAT) – On s’interroge, souvent, pourquoi des responsables tunisiens prennent le taureau par la queue, pour trouver des solutions à certains problèmes… ou se contentent de chercher à régler certains problèmes apparents et estompent tout le reste, dans des tentatives, parfois, de leurrer le peuple, et parfois, pour épater la galerie.
C’est le cas, actuellement, avec la question du tourisme qui ne souffre pas d’une seule lacune, mais qui vit une situation endémique qui risque de lui faire du tort, alors que ce n’est pas le seule question qui appelle à des réformes en profondeur.
Côté lacunes, le secteur ne souffre pas, seulement, du manque de professionnalisme et de formation du personnel. Certes en amont, les mesures prises pour la nouvelle année de formation dans les établissements d’enseignement du secteur touristique permettent d’accroître la capacité d’accueil, qui passe de 1 776 à 2 070 places. Cette augmentation de 16,6 % permet d’élargir le vivier de bénéficiaires de la formation et de répondre à la demande ainsi qu’à l’afflux de candidats.
Mais, en aval, il faut que aussi établir la plateforme, afin que les futurs agents formés puissent montrer leurs compétences et que les décideurs les poussent à ne pas oublier les principes majeurs de leur métier, afin de donner la meilleure image de la Tunisie.
Les maux de notre tourisme sont multiples et il ne faut pas croire qu’en réglant le problème partiellement… il est possible de leurrer les visiteurs étrangers qui sont très observants sur l’hygiène, l’accueil, la qualité des services, l’état des lieux d’accueil, les problèmes environnementaux… et même la situation sociale de la population du pays qu’ils visitent, ainsi que son confort et que la démocratie et l’absence des pénuries que nous empoisonnent la vie.
Accueillir plus de 12 millions de visiteurs par an n’est pas donné, et ce n’est pas une sinécure… parce qu’il faut, toujours, accepter les règles du jeu… et les critiques, surtout, parce qu’il faut être bon joueur. En plus, il faut accorder à la population locale les mêmes privilèges que ceux accordés aux visiteurs étrangers… et, surtout, ne pas faire des unités touristiques des bunkers ou il n’est pas possible d’accéder, sans la bénédiction des portiers transformés en barbouzes pour dissuader les plus récalcitrants.
Réveillons-nous… le monde progresse et fait des miracles, alors que nous nous confinons dans notre confort précaire et que nous dormons sur nos lauriers!!!
Faouzi SNOUSSI




