Tomates à 4 dinars le kilo : Pourquoi cette flambée des prix ?

Les effets des dérèglements climatiques et des restrictions phytosanitaires se font déjà sentir dans les champs. Avec la baisse de la production, les prix des tomates s’envolent. Une alerte lancée par les producteurs laisse présager une crise d’approvisionnement.Les prix des tomates ont déjà commencé à grimper sur le marché national. Le kg de tomates se vend entre 3 et 4.d500. Le secteur de la tomate est confronté à des problèmes majeurs, notamment le changement climatique, la hausse sans précédent des températures et la grave pénurie de ressources en eau ; autant de facteurs ayant entraîné une pénurie du produit sur les marchés ainsi qu’une baisse de sa qualité . Le relais attendu des productions saisonnières rencontre lui aussi des difficultés. Dans certaines zones de Sidi Bouzid et de Kasserine, les cultures ont été touchées par la grêle.Une partie des tomates qui arrivent actuellement sur les marchés est ainsi de petite taille ou endommagée.
Les agriculteurs subissent des pertes depuis plusieurs années en cultivant des tomates surtout que cette culture est gourmande en ressources énergétiques et en eau, ce qui la rend de plus en plus coûteuse dans un pays déjà en proie au stress hydrique et à la sécheresse. Les conditions climatiques difficiles, combinées aux pertes financières, expliquent la réticence croissante des agriculteurs à poursuivre cette culture
Il est vrai que les volumes de tomates destinés au marché local arrivent tardivement cette année, et les récoltes n’ont pas encore atteint leur pic. Cette situation entraîne une hausse des prix, impactant les consommateurs et les distributeurs.Pour les consommateurs, les prochaines semaines s’annoncent délicates. Si la situation ne s’améliore pas rapidement dans les champs, les étals risquent de porter la trace directe de cette crise agricole silencieuse, mais déjà bien entamée. Abdallah Sahraoui, président de l’Union régionale de l’agriculture de Manouba, alerte sur une disponibilité déjà réduite des tomates,estimant que la situation pourrait devenir très difficile à partir de novembre.
Mohamed Sélim



