
UniversNews (Social) – Les agents et cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) ont brandi la menace d’actions revendicatives, pouvant aller jusqu’à la grève, si la direction persistait à éviter le dialogue et à ne pas répondre à leurs revendications en suspens.
Cette position a été exprimée lors d’une assemblée générale tenue ce jeudi 1er octobre 2026 au siège social de l’entreprise, sous l’égide de l’Union régionale du travail (URT) de Tunis et en présence de membres de la section syndicale sectorielle, de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, ainsi que de syndicalistes du secteur.
La réunion a été consacrée à l’examen de la situation sociale au sein de l’entreprise ; les participants y ont exprimé —selon le communiqué publié à l’issue de la rencontre— leur rejet de ce qu’ils considèrent comme une détérioration des conditions de travail et une remise en cause de plusieurs acquis.
Les participants à la réunion ont réclamé une intervention urgente pour renforcer les conditions d’hygiène et de sécurité au travail, exprimant leur rejet de ce qu’ils ont qualifié de hausse récente des accidents du travail mortels dans le secteur.
Ils ont également tenu la direction pour responsable du retard pris dans la fourniture des équipements et vêtements de protection nécessaires, en particulier pour les agents effectuant des missions sur le terrain.
La réunion a par ailleurs abordé le dossier du fonds social ; les agents ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une remise en cause de certains acquis, tout en critiquant une «application sélective» des règles et des «mesures discriminatoires» à l’encontre de certains cadres de l’entreprise. Ils ont enfin souligné la nécessité d’une révision des salaires, compte tenu de la baisse du pouvoir d’achat et de l’accroissement des charges et des efforts exigés des agents du secteur.



