Aujourd’hui, ouverture de la saison de chasse

La saison de chasse s’ouvre ce dimanche 4 octobre 2026, conformément au calendrier établi par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, publié au Journal officiel de la République tunisienne le 11 septembre 2026.Le coup d’envoi est donné pour la chasse au lapin de garenne, à la perdrix choukar, à la caille sédentaire, au pigeon biset et au ganga cata ; cette période s’étendra jusqu’au 6 décembre 2026, la chasse étant autorisée uniquement les dimanches, les jours de fête et les jours fériés.
Concernant le grand gibier (sanglier et loup doré africain), la saison s’étend d’aujourd’hui jusqu’au 31 janvier 2027 dans plusieurs gouvernorats, notamment Bizerte, Tunis, Manouba, Ariana, Ben Arous, Nabeul, Zaghouan, Sousse, Monastir, Mahdia, Le Kef, Siliana, Béja, Jendouba, Kairouan, Kasserine et Médenine.
La saison de chasse au grand gibier se poursuivra jusqu’au 21 mars 2027 dans les gouvernorats de Tozeur, Kébili, Gafsa, Gabès, Tataouine, Sfax et Sidi Bouzid.
Par ailleurs, la période de chasse aux oiseaux d’eau, au pigeon ramier, à la grive et à l’étourneau a été fixée du 22 novembre 2026 au 28 mars 2027, tandis que la saison de chasse à la tourterelle (migratrice et sédentaire) s’étendra du 1er août 2027 au 19 septembre 2027.
Chaque chasseur doit être affilié à une association régionale et s’acquitter d’une cotisation (50 dinars pour les nationaux, 100 dinars pour les étrangers résidents temporaires). Les licences, délivrées par la Direction générale des forêts, incluent des redevances spécifiques pour la fauconnerie, réservée aux nationaux.L’arrêté impose par ailleurs des mesures de protection de l’environnement, telles que l’interdiction d’abandonner des douilles ou déchets, et prévoit la possibilité de fermer prématurément certaines chasses si les conditions écologiques l’exigent
Halte au braconnage !
Bien que le secteur de la chasse en Tunisie soit en plein essor, il demeure sous la menace constante du braconnage. Ce fléau met en péril la biodiversité et fragilise les efforts de préservation des écosystèmes. On estime que l’extinction d’une seule espèce peut conduire à la disparition d’une trentaine d’autres. Autrement dit, la préservation de la biodiversité est un point fondamental de toutes les politiques d’aujourd’hui. 60 % des espèces sauvages de notre planète ont disparu en l’espace de 40 ans. Le ministère de l’agriculture, en collaboration avec la direction des forêts , redouble d’efforts pour concilier développement économique et protection de la faune tunisienne.Le braconnage constitue pour lui un fléau et une vraie menace pour de nombreuses espèces animales en voie de disparition en Tunisie et une violation flagrante des lois tunisiennes (Code forestier) mais aussi des nombreuses conventions internationales, dont les plus importantes sont la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction dite ‘’Cites’’, la Convention africaine pour la conservation de la nature et de ses ressources adoptée en Algérie en 1975. Une des raisons de la progression de ce fléau est l’ignorance par beaucoup de chasseurs des caractéristiques des espèces de gibier, leur comportement, leur habitat, leur nourriture, leur reproduction…. c’est la raison pour laquelle le permis de chasser devrait exiger comme dans les autres pays un examen pour tester les connaissances du chasseur sur ce registre mais aussi sur la législation et les règles de sécurité..
Mohamed Sélim



