Imed Ouled Jebril démolit… le récit de la «résilience économique»!!!

UniversNews (SEF) – Le député Imed Ouled Jebril a critiqué les déclarations du chef de cabinet de la ministre des Finances, qui a qualifié l’économie nationale de «résiliente». Il a souligné que les discours sur la maîtrise de l’inflation et du déficit occultent des indicateurs fondamentaux révélant la fragilité de la situation financière et ses répercussions directes sur le niveau de vie des citoyens.
Dans une publication sur sa page Facebook, il a expliqué que le taux d’inflation de 5,6 % enregistré en septembre 2026 témoigne de la persistance d’une hausse cumulative des prix, insistant sur le fait qu’un simple ralentissement du rythme de l’inflation ne reflète ni une baisse réelle des prix ni le rétablissement du pouvoir d’achat perdu des familles.
Sur le plan du marché du travail, il a souligné l’existence d’une crise étouffante, reflétée par des chiffres officiels alarmants : le nombre de chômeurs a atteint 622 400 personnes et le taux de chômage des jeunes s’est élevé à 35,4 %, tandis que le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur est passé de 24,2 % à 26,6 % en l’espace de trois mois seulement, réduisant ainsi à néant les sacrifices des familles et les années d’études de leurs enfants.
Il a également attiré l’attention sur le recul du nombre d’actifs occupés d’environ 58 200 personnes, conjugué à une baisse du taux de participation à l’activité économique, passé de 45,9 % à 44,7 %. Ce constat contredit l’idée d’une amélioration de l’emploi fondée sur une lecture superficielle des taux de chômage globaux, qui négligerait la contraction de la population active.
Par ailleurs, Ouled Jebril a évoqué les analyses de la Banque mondiale situant l’économie tunisienne sur une trajectoire de croissance lente, vulnérable aux fluctuations des prix des importations et à l’aggravation de la dette publique, ainsi qu’à l’accroissement de l’endettement intérieur et aux pressions qu’il exerce sur la liquidité. Il a estimé que le discours du ministère a omis de préciser la nature du déficit qualifié de « maîtrisé », sa période de référence, ainsi que le coût de son financement et les répercussions négatives de celui-ci sur l’investissement, le développement et le financement des entreprises.
Le député a conclu son intervention en réclamant un bilan économique exhaustif qui met en corrélation les chiffres avec la réalité quotidienne des citoyens —notamment en termes de revenus et d’opportunités d’emploi— tout en s’interrogeant sur l’utilité de répéter des discours rassurants sur la « résilience » alors que ce sont les citoyens qui en supportent le coût, sans pour autant voir se profiler des mesures concrètes ni des échéances claires pour résoudre la crise.




