
UniversNews (ECO) – Au moment ou la situation continue à pourrir d’une manière des plus inquiétante dans le bassin minier traditionnel, entre Gafsa, Oum Larayés, Redeyef et ailleurs, avec en plus les déboires de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), le Groupe Chimique Tunisien (GCT) et la Société tuniso-indienne des engrais (TIFERT) qui avaient connu des jours meilleurs.
Depuis cette pseudo-révolution, on a tout fait, avec la bénédiction des Islamistes, pour détruire tout ce qui marche dans le pays… et les résultats sont là pour nous rappeler la dure réalité, avec des tonnes de dettes à rembourser, sans pouvoir savoir ou est passé l’argent qu’on a emprunté, et une machine économique, administrative, sociale qui cale ou qui tourne au grand ralenti.
Face à cette situation peu reluisante, voilà qu’on se rappelle qu’on a d’autres réserves en phosphate… mais, cette fois-ci, au nord, laissant les trois entreprises pré-citées se débattre dans un bourbier inextricable et dans un gouffre sans fin, par les bons soins des habitants de la région trop voraces!!!
La question qui se pose, actuellement, est de ce qui va se passer et si le phosphate tunisien va connaitre une nouvelle période florissante, avec deux pôles de production de haute importance, avec des réserves parmi les plus importantes du monde… mais, tout d’abord, il faut savoir si ces deux groupes, l’un totalement tunisien et l’autre avec des partenaires étrangers vont opérer en partenaire ou en concurrents?????
Quid de la PhosCo
Le permis d’exploration de Gasaat, détenu à 100 % par PhosCo, est situé dans la région de Kasserine, en Tunisie. Ce permis (détenu en totalité par PhosCo) couvre une superficie de 112 km² et s’inscrit dans le plan de PhosCo visant à développer le bassin phosphaté du nord de la Tunisie, en partenariat avec la communauté locale. Le permis de Gasaat englobe l’ancien projet Chaketma, incluant les extensions du gisement telles qu’elles ont été interprétées. Le registre des actionnaires de PhosCo est géré par Automic Group.
La compagnie minière australienne PhosCo renforce, ainsi, son projet de phosphate de Gasaat en Tunisie. Elle vient de signer un protocole d’accord avec le groupe tunisien d’ingénierie STUDI International, qui prévoit également un investissement de 1,4 million de dollars de STUDI dans le capital de PhosCo. L’accord porte d’abord sur les prochaines études du projet.
Tout est bien ficelé
Le staff de direction de PhosCo est composé, notamment de:
* Robin Widdup (Président) : Il est le fondateur et administrateur de Lion Selection Group Limited, l’un des principaux actionnaires de PhosCo et a plus de 40 ans d’expérience dans le secteur minier et sur les marchés financiers.
* Taz Aldaoud (Directeur général) : C’est chimiste et entrepreneur, doté d’une solide expérience en gestion, en vente et en marketing. Il occupe actuellement le poste d’associé-gérant chez Chemist Warehouse. Taz Aldaoud possède une connaissance approfondie des marchés d’investissement, avec une spécialisation dans les entreprises émergentes du secteur des ressources minérales.
* Mehdi Ben Abdallah (Directeur exécutif): Il est associé gérant au sein d’un cabinet de conseil qui accompagne plusieurs entreprises du secteur de l’énergie, ayant précédemment occupé les fonctions de directeur général chez Shell, de vice-président au sein du groupe BG (BG Group) et de directeur exécutif chargé des relations internationales auprès d<e la principale organisation patronale tunisienne.
Il exerce par ailleurs des fonctions de direction au sein de plusieurs chambres de commerce bilatérales, à Tunis et à Londres.
La présence du gouvernement américain
La société PhosCo, cotée en bourse, a annoncé que le gouvernement américain a accordé une subvention de 1,5 million de dollars au groupe international d’investissement et de conseil CrossBoundary Group. Ce dernier accompagnera PhosCo dans la mobilisation d’investissements américains, l’établissement de partenariats commerciaux et l’obtention d’une expertise technique.
Cette démarche vise à attirer des investissements pouvant atteindre 100 millions de dollars, précise Phosco, expliquant que le département d’État américain, par l’intermédiaire du Bureau des affaires du Proche-Orient (NEA) et de l’ambassade des États-Unis à Tunis, a finalisé le programme de financement intitulé « Safeguarding U.S. Critical Minerals Supply Chains – Tunisia» (Sécurisation des chaînes d’approvisionnement américaines en minéraux critiques – Tunisie) — une initiative annoncée par PhosCo le 10 août — et a sélectionné CrossBoundary pour piloter ce programme.



