
À Sfax, le mois de Ramadan aura finalement été marqué par une véritable leçon de civisme économique. Depuis le début du mois saint, les prix du poisson avaient atteint des niveaux jugés exorbitants par de nombreux habitants, provoquant indignation et colère sur les réseaux sociaux comme dans les marchés de la ville.
Face à cette flambée, les Sfaxiens ont choisi une réponse collective, organisée et pacifique : le boycott. De nombreux consommateurs ont décidé de déserter les étals des poissonniers, dénonçant une spéculation excessive en pleine période de forte demande.
Cette mobilisation spontanée a été largement saluée comme un exemple de discipline, de conscience citoyenne, de comportement civilisé et de consommation responsable.
les résultats ne se sont pas fait attendre. La baisse des ventes a contraint les marchands à revoir leurs prix à la baisse. Les tarifs du poisson ont ainsi reculé de manière significative sur plusieurs marchés de la ville. Certains commerçants sont même allés jusqu’à présenter leurs excuses aux habitants, reconnaissant implicitement les excès enregistrés au début du Ramadan.
Pour de nombreux observateurs, le boycott des habitants de Sfax du marché aux poissons constitue une véritable leçon d’organisation, de maturité et de responsabilité collective. Le message est clair : lorsque les consommateurs s’unissent et adoptent une attitude responsable, ils peuvent influer concrètement sur les prix.
À Sfax, la mobilisation citoyenne n’a pas seulement entraîné une baisse des prix ; elle a surtout démontré que la solidarité et la conscience collective peuvent devenir un levier efficace pour défendre le pouvoir d’achat.
KS



