A la uneECONOMIE

Assises du FMI: Plaidoyer de la Tunisie pour une meilleure prise en compte des pays vulnérables

UniversNews (SEF) – Les Grands de ce monde jouent à la guerre… pour exercer leur hégémonie, alors que les pays émergents et même qui ne sont pas concernés de près ou de loin payent les frais, avec des crises à successions qui entravent leur développement et leur stabilité politique, économique, sociale et financière.

La Tunisie, au carrefour de trois continents ne cesse pas de payer, surtout que le pays ne dispose pas de ressources comme ses voisins qui le jalousent pour sa capacité d’anticipation et de résilience, malgré les coups de boutoir assénés par les puissances de ce monde, surtout cette maudite révolution qui a mis un coup d’arrêt à sa pérennité économique, sociale et financière. L’arrivée de la nébuleuse islamiste, par les soins de l’Oncle Sam et ses compères, à permis aux détracteurs et aux pêcheurs en eaux troubles, de mettre ce pays à genoux… et il peine, encore, pour se relever, surtout que même le Fonds Monétaire International (FMI) a utilisé tous les moyens dont il dispose pour continuer le travail de sape orchestré par les forces des ténèbres !!!

Malgré tout, la Tunisie ne perd pas espoir en la solidarité internationale -qui demeure, quand même, éphémère- et continue de marquer de sa présence et de défendre ses positions, comme c’est le cas aux assises du printemps du FMI et de la Banque Mondiale où elle est représentée par son ministre des Finances et son gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, qui a présenté la vision de la Tunisie.

Il a souligné que l’économie mondiale évolue désormais dans un régime de crises permanentes et interconnectées, où l’incertitude s’impose comme norme, relevant que, malgré un diagnostic global partagé, l’impact des chocs reste profondément asymétrique, frappant plus durement les économies vulnérables. Dans ces pays, les chocs énergétiques, financiers et géopolitiques se traduisent immédiatement par inflation, pressions sur les réserves et dépréciations monétaires.

NOURI a rappelé que, face à ces crises exogènes, les marges de manœuvre nationales sont de plus en plus limitées ; la Tunisie qui a traversé plusieurs crises son économie a montré de la résilience grâce aux différentes mesures prises à temps. Dans ce contexte, il a appelé à une réponse internationale coordonnée et plus réactive pour aider les pays touchés par cette succession de crises.

Le Gouverneur a plaidé pour la mise en place de mécanismes de stabilisation rapide au profit des économies les plus exposées. Il a également insisté sur la nécessité d’un renforcement du rôle du FMI, notamment en matière d’anticipation, de prévention et de limitation des effets de contagion, recommandant une meilleure intégration des facteurs géopolitiques, énergétiques et logistiques dans l’analyse macro-financière.

Enfin, il a souligné que les économies vulnérables ne demandent pas de traitement d’exception, mais un cadre plus équitable. Un cadre leur permettant de disposer du temps et de l’espace nécessaires pour absorber les chocs et poursuivre leurs réformes.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page