
UniversNews (Santé) – L’autisme fait partie des troubles du neurodéveloppement (TND). Il se manifeste dès la petite enfance (avant l’âge de 36 mois) et a des conséquences à différents niveaux et degrés sur les sphères développementales de l’enfant. Les conséquences ont le plus souvent des répercussions au niveau de l’autonomie, des interactions et de la participation sociales de la personne autiste. Il est donc important de pouvoir poser un diagnostic et intervenir le plus précocement possible et dans le respect des recommandations des bonnes pratiques professionnelles.
L’expression des symptômes de l’autisme étant très variables d’un individu à l’autre, on parle du spectre de l’autisme afin de prendre en compte l’hétérogénéité des troubles. La communauté scientifique et médicale s’accorde pour définir une dyade autistique regroupant l’ensemble de ces symptômes dans les domaines :
- De la communication sociale et des interactions sociales, d’une part ;
- Des comportements, activités ou intérêts restreints ou répétitifs, d’autre part.
Symptômes
Une personne autiste peut présenter à tout âge la totalité ou une partie de ces symptômes fréquents, non exhaustifs :
- Champs d’activités / d’intérêts restreints
- Difficultés à s’intégrer socialement (retrait social ou, à l’inverse, sollicitations sociales présentes, voire nombreuses, mais considérées comme inadaptées)
- Trouble de la communication non verbale (par exemple, évitement du contact visuel)
- Difficulté à comprendre/déceler les sentiments d’autrui
- Langage absent ou troubles du langage ou retard de langage, ou, au contraire, développement typique du langage, voire précoce (avec un langage riche et un lexique élaboré, mais une communication « particulière »)
- Tendance à répéter des syllabes, mots ou expressions stéréotypées (écholalies)
- Comportements répétitifs (ex. balancements, torsion de membres)
- Difficulté à s’adapter aux changements de routine / d’environnement
- Hyper- ou hypo-sensorialité (aux sons, à la lumière, aux odeurs, aux goûts etc.)
Approches et interventions
La première question qui doit se poser est d’identifier correctement sur le plan anatomique, biologique, neurologique et clinique les manifestations de l’autisme. S’en suivent alors les propositions qui peuvent être faites aux personnes et à leurs proches en termes d’interventions.
Il n’existe à ce jour aucune « méthode » absolue et exclusive, ni aucun traitement médicamenteux qui puissent prétendre « guérir » de l’autisme. Cependant, il est avéré que la combinaison d’interventions d’ordre éducatif, cognitivo-comportemental et développemental permettent de compenser des difficultés, de réguler certains états et de potentialiser les aptitudes de la personne. Ces interventions peuvent concerner toute personne autiste et doivent avant tout favoriser son développement et minorer ses difficultés fonctionnelles au quotidien pour améliorer sa qualité de vie.
La prise en charge de l’autisme est uniquement symptomatique (ce sont les symptômes qui sont traités et non les origines du trouble) et passe donc actuellement par des stratégies thérapeutiques non médicamenteuses personnalisées&bnsp;: rééducation orthophonique, psychoéducation, rééducation psychomotrice… Ces dernières sont d’autant plus efficaces lorsqu’elles sont appliquées à un stade précoce du développement de l’individu. Plusieurs essais thérapeutiques, médicamenteux ou non, sont également en cours pour identifier d’autres stratégies thérapeutiques.



