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Chute drastique à 3 % des fonds MENA… destinés aux associations tunisiennes !!!

UniversNews (SEF) Le financement étranger destiné aux associations tunisiennes connaît un recul sans précédent. Selon des sources bien informées, la Tunisie ne capterait plus que 3 % des financements occidentaux alloués à la région Afrique du Nord–Moyen-Orient (MENA), contre près de 19 % lors des années précédentes. Une baisse significative qui traduit un changement profond dans la stratégie des bailleurs de fonds.

Une perte de confiance des donateurs internationaux

D’après plusieurs rapports internationaux, ce recul s’explique d’abord par une érosion de la confiance envers certaines associations tunisiennes. Le manque de transparence, les insuffisances dans les rapports financiers et moraux ainsi que le non-respect des objectifs annoncés dans certains projets auraient fragilisé la crédibilité du tissu associatif auprès des partenaires étrangers.

Certaines structures auraient, ces dernières années, dévié de leur mission initiale, alimentant les interrogations des bailleurs de fonds sur la gouvernance et l’impact réel des programmes financés.

Un contrôle accru des autorités tunisiennes

Parallèlement, les autorités tunisiennes ont renforcé les mécanismes de contrôle du financement étranger des associations. La vérification des sources de financement et des modalités de dépense est désormais plus stricte. Dans plusieurs cas, des financements auraient été bloqués, notamment lorsqu’ils provenaient d’entités soupçonnées d’entretenir des liens avec des agendas politiques ou idéologiques extérieurs.

Ce durcissement du cadre de contrôle a contribué à ralentir les flux financiers vers certaines organisations.

Des projets controversés et des résultats jugés insuffisants

Autre facteur avancé : les performances mitigées de plusieurs projets soutenus par des fonds étrangers. Les programmes liés aux questions des minorités sexuelles, aux migrants d’Afrique subsaharienne, aux mouvements féministes n’auraient pas atteint les résultats escomptés, que ce soit en termes d’impact social ou d’acceptation par la société. Cette situation aurait conduit certains bailleurs à revoir leurs priorités régionales et à rediriger leurs financements vers d’autres pays.

Un cadre juridique toujours inchangé

Ces évolutions interviennent dans un contexte marqué par l’absence d’une loi criminalisant le financement étranger et par le maintien du décret-loi 88 relatif aux associations, objet de vives critiques depuis plusieurs années.

Les autorités tunisiennes avaient, à plusieurs reprises, évoqué, chiffres à l’appui, l’implication de certaines associations dans des activités liées au désordre et au terrorisme, relançant le débat sur la souveraineté nationale et la régulation des financements extérieurs. (KS)

KS

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