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Course au dessalement de l’eau de mer en Tunisie : La part du dessalement dans l’approvisionnement en eau potable passera à 35% en 2030

Tunis – Univers News. La Tunisie avance à un rythme accéléré pour mettre en œuvre plusieurs projets de dessalement d’eau de mer dans le cadre d’une stratégie d’apport de sources de vie, alors que le pays fait face à une pénurie d’eau due à la sécheresse et au changement climatique qui le menace. La Tunisie a concentré ses efforts sur la construction du plus grand nombre possible d’usines de dessalement d’eau de mer, profitant des facteurs de la longueur de la côte, qui dépasse 1 200 km. Cette réalité impose des sources alternatives pour assurer la continuité de l’approvisionnement du citoyen en eau potable, ainsi que des activités économiques dans les secteurs agricole et industriel dans le but d’atteindre la sécurité alimentaire, d’autant plus que la Tunisie est située dans une zone géographique qui peut être affectée par les répercussions climatiques du réchauffement climatique et du changement climatique, et que de par sa bande côtière, il reste que les usines de dessalement d’eau de mer sont un refuge sûr pour faire face à la pénurie d’eau. Les stations les plus importantes en service sont la station de dessalement de l’eau de mer de Djerba, d’une capacité de 50.000 m3/j extensible à 75.000 m3/j, la station de dessalement de l’eau saumâtre de Gabès, d’une capacité 30.000 m3/j et la station de dessalement de l’eau de mer du Groupe Chimique à Skhira, d’une capacité 12.000 m3/j.S’agissant de la station de dessalement de Sousse, elle est désormais achevée à 100 %.. Elle dispose d’une capacité de production de 50 000 mètres cubes d’eau par jour, extensible à 100 000 mètres cubes.Une fois entrée en exploitation, elle alimenteles gouvernorats de Sousse, Monastir et Mahdia et permettra de couvrir près de 25 % des besoins supplémentaires durant les périodes de pointe.

Un investissement coûteux !

Actuellement, la Tunisie exploite d’autres petites stations de dessalement pour répondre à la demande croissante en eau potable. Des appels d’offres pour la construction de quatre autres stations à Tozeur, Kébili, Sidi Bouzid et Ben Guerdane seront lancés prochainement. Selon les experts, le dessalement de l’eau de mer est coûteux. Les infrastructures nécessaires pour transformer l’eau de mer en eau potable sont complexes et exigent des investissements substantiels, tant pour la construction que pour le fonctionnement à long terme. De plus, le dessalement nécessite une importante quantité d’énergie, ce qui aggrave encore ses coûts. Le coût de la station de dessalement de l’eau de mer en Tunisie varie en fonction des projets spécifiques. Le projet de station de dessalement à Sfax, financé par le Japon, a un coût d’environ 36,7 milliards de yens japonais, équivalent à environ 780 millions de dinars tunisiens. D’autre part, le coût de dessalement d’un mètre cube d’eau est estimé à 3,5 dinars à Sfax, Sousse et Zarat à Gabès

La Tunisie accélère sa stratégie de dessalement

La Tunisie intensifie la mise en œuvre de sa stratégie nationale de dessalement de l’eau de mer, afin de renforcer la sécurité de son approvisionnement hydrique face à la raréfaction des ressources conventionnelles.Vers 2030, après l’achèvement des grands projets de dessalement de l’eau de mer qui sont en cours de réalisation, à Sousse, Sfax, Mahdia, Kerkennah, etc., la capacité de dessalement du pays atteindra les 875.000 m3/j, dont 80 % proviennent de l’eau de mer. La part du dessalement dans l’approvisionnement en eau potable passera à 35% en 2030, contre 8,5% actuellement. Ce plan de dessalement de l’eau de mer intervient pour parer au stress hydrique qui se poursuit depuis au moins quatre ans déjà. En tenant compte du grand nombre de stations de dessalement dans les secteurs industriel, touristique et agricole, comme celle du Groupe chimique avec une capacité de 50.000 m3/j, le potentiel national de dessalement dépassera les 1,5 million de m3/j d’ici 2030. La capacité de dessalement des eaux de la Sonede a dépassé 160.000 m3/j, ce qui représente plus de 55 % du potentiel national de dessalement. Ce potentiel est encore relativement faible et ne représente qu’environ 1 % de la quantité dessalée dans le bassin méditerranéen et moins de 0,25 % de la capacité mondiale

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