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Dégradation du secteur de la santé: Réactions tardives… et besoin de solutions urgentes!!!

UniversNews (Santé) – Cela ne date pas d’aujourd’hui… et on peut même dire que cette situation a commencé bien avant la révolution. Toutefois, la période du COVID qui a levé le voile sur l’état de délabrement du secteur de la santé… et de là, tout est allé de mal en pis, au point qu’on ne trouve plus de médicaments, même dans le secteur privé… en plus de ce qui se passe dans les régions intérieures où le risque de mourir à la suite d’une maladie parmi les plus bénigne !!!

Aujourd’hui, la situation est intenable… et la Tunisie s’est réveillé avec l’impression que le ciel va nous tomber sur la tête… avec des responsables qui tournent en rond et qui sont incapables de répondre aux questions, en plus d’un manque de fonds flagrants pour remédier d’urgence à cette situation.

Le secrétaire général de la coordination nationale des cadres et agents de la santé, Chokri Mabrouki, a annoncé que des mouvements de « militantisme » seront observés après l’Aïd el-Fitr, en vue de promouvoir et restructurer le secteur de la santé.

Cette décision a été prise en marge d’une réunion tenue, mercredi, par la coordination régionale des cadres et agents de santé dans le gouvernorat de Kasserine à Sbeïtla, sous la supervision du bureau exécutif de la coordination nationale, en présence des membres des coordinations de base, d’adhérents et de syndicalistes dans la région.

Mabrouki a indiqué, jeudi, que cette réunion a permis de passer en revue les différentes problématiques dans le secteur de la santé aux niveaux régional et national, dont notamment le retard enregistré dans la publication des décrets d’application de la loi n° 32 de l’année 2024 concernant les droits des bénéficiaires des services de santé, la responsabilité médicale et les répercussions de cette situation sur la protection des professionnels de la santé.

Au cours de cette réunion, les participants ont abordé les questions relatives à la protection des personnes ayant dénoncé la corruption et la nécessité de criminaliser les agressions contre les agents de santé au sein des établissements de santé publique, a-t-il précisé.

Mabrouki a affirmé que les membres du bureau exécutif de la coordination nationale se sont engagés à continuer de défendre la dignité du personnel de santé et à protéger le service public, signalant qu’ils ne renonceront pas à leurs revendications légitimes, quelles que soient les défis.

Déterminer les responsabilités

Pour sa part, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a appelé à la mise en place d’un plan de sauvetage urgent pour la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT) et les établissements publics de santé dans le cadre de politiques publiques alternatives capables de fournir tous les types de médicaments « sans restriction ni condition ».

Dans un communiqué, le FTDES a alerté sur « la gravité de cette crise » qui résulte, selon lui, des « dysfonctionnements profonds et persistants » de la PCT, ainsi que de la fin de la relation contractuelle entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et le syndicat des pharmacies privées, sans alternatives.

Il a estimé que priver des milliers de patients de médicaments, que ce soit par une interruption totale ou un approvisionnement intermittent, ne constitue pas « une simple crise conjoncturelle », mais « une violation grave du droit constitutionnel à la santé et un crime dont la responsabilité incombe à tous ceux qui ont fait preuve de négligence, d’inaction ou de manipulation dans le domaine de la santé publique ».

Le forum a demandé l’ouverture d’enquêtes sérieuses afin de déterminer les responsabilités et de traduire en justice toutes les personnes impliquées dans la violation du droit à la santé, dans le cadre de son suivi de ce qu’il a qualifié d’aggravation «dangereuse » de la pénurie de médicaments destinés au traitement du cancer en Tunisie et de nombreuses autres maladies, soulignant que « le droit au traitement n’est ni un privilège ni une faveur, mais un droit fondamental inaliénable et non négociable ».

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