
Tunis, UNIVERSNEWS (Santé) – Des partis politiques ont exprimé, jeudi, leur soutien aux mouvements de protestation, à Gabès qui appellent au droit des citoyens à un environnement saint et au démantèlement des unités industrielles polluantes relevant du groupe chimique tunisien (GCT).
Dans des déclarations, les partis affirment suivent avec préoccupation la situation dans la région et rejettent l’approche sécuritaire adoptée face aux mouvements légitimes des habitants de la région.
Le Parti patriotique démocratique socialiste (PPDS) qui se limite, toujours aux communiqués, estime que les revendications des habitants qui réclament le démantèlement des unités «toxiques» du GCT sont légitimes, appelant à l’application immédiate de la décision du conseil ministériel de 2017 relative à la dissolution de ces unités.
Selon le parti cette catastrophe environnementale et sanitaire à Gabès comme ailleurs est le résultat des choix que l’État persiste à appliquer depuis des décennies.
Il a également exprimé son rejet de l’approche sécuritaire adoptée face aux mouvements qu’il a qualifiés de légitimes, dénonçant les interventions policières visant les habitants.
Le parti qui considère que toute mobilisation contre la pollution et la destruction de l’environnement fait partie intégrante de la lutte de classe et sociale, appelle à la solidarité avec les habitants de Gabès.

Afek Tounès qui fait sa réapparition a, de son côté, rappelé que le droit à un environnement sain et équilibré est un droit constitutionnel que l’État est tenu de garantir, exprimant sa solidarité totale avec les habitants de Gabès dans leurs revendications légitimes visant à mettre fin à la pollution industrielle et à trouver des solutions durables et radicales.
Le parti préconise une approche inclusive impliquant la société civile, les experts et les autorités locales dans le processus d’évaluation environnementale.
Il insiste, également, sur la nécessité de déterminer les responsabilités administratives et pénales liées aux manquements ayant porté atteinte à la sécurité publique et à l’environnement, appelant au lancement d’un programme national urgent pour traiter la pollution dans le golfe de Gabès et indemniser les personnes touchées, conformément à la loi.
Pour le Front du Salut National qui tente de se remettre en selle, la lutte contre la pollution à Gabès n’est pas une question locale ou régionale, mais une cause nationale par excellence, dont la résolution nécessite une politique ferme et alternative de la part de l’État.
Dans sa déclaration, le Front propose l’organisation d’une consultation nationale dans la ville de Gabès, réunissant toutes les parties concernées autour d’un plan de lutte contre la pollution dans les zones de production et de transformation du phosphate, et à désigner une instance de suivi représentative, dotée de tous les moyens financiers et logistiques nécessaires pour éradiquer ce fléau dans les plus proches délais.



