
UniversNews (CULT) – La galerie d’art « Artémis » Ridha Lâmouri rouvre ses portes à partir du 16 décembre 2025 avec « Renaissance », une exposition réunissant des artistes majeurs du Maghreb qui ont marqué le siècle dernier.
L’exposition, organisée à la mémoire de feu Ridha Lâmouri, passionné d’art et fondateur de la galerie Artémis. mettra à l’honneur les œuvres de sept artistes emblématiques qui ont marqué les annales de l’art pictural en Tunisie, en Algérie et au Maroc, en l’occurrence Hatem El Mekki, Ali Ben Salem, Nejib Belkhodja et Abderrazak Sahli (Tunisie), Ahmed Stambouli et Hassan Amraoui. (Algérie) et Mohamed Nabili du Maroc.
Les œuvres présentées appartiennent à deux générations fondatrices de la modernité plurielle de la région et donnent à voir deux démarches distinctes ayant profondément renouvelé l’écriture picturale: celle de Hatem El Mekki, qui s’est démarqué de ses pairs par l’originalité et l’audace d’une figuration spécifique, presque caricaturale, et celle de Aly Ben Salem, dont le monde édénique, peuplé de biches et tapissé de fleurs, fait naître un désir d’éternité.
La rupture abstractionniste des années soixante, commune aux peintres du Maghreb, est représentée à travers des œuvres d’artistes incontournables, portées par des combinaisons formelles qui renouvellent les signes patrimoniaux et les objets du quotidien, dans un subtil jeu de présence et d’absence. Les œuvres de Nejib Belkhodja offrent ainsi une parfaite symbiose entre les formes picturales contemporaines de la calligraphie arabe et l’architecture de la médina, tandis que celles de Abderrazak Sahli transfigurent le monde conventionnel en une constellation ludique de figures fétiches issues d’objets usuels.
Parallèlement, cette réactivation des signes et symboles du terroir se retrouve aussi bien dans l’œuvre de l’artiste marocain Mohamed Nabili que dans celle des peintres algériens Ahmed Stambouli et Hassan Amraoui. Nabili redynamise le graphisme du tifinagh en incisant les signes, souvent dans un aplat de sable ; Ahmed Stambouli renouvelle l’imaginaire en associant symboles berbères et africains dans un esthétisme primitif ; tandis qu’Amraoui, dans la vivacité du geste pictural, fait ressurgir les silhouettes murales de l’emblématique Tassili, selon l’expression de la spécialiste d’esthétique et de théorie de l’art Rachida Triki dans la note de présentation.



