Face à la crise migratoire à Sebta, Pedro Sánchez défend la solidarité européenne et répond à Meloni !

Tunis – Univers News. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a réaffirmé sa position en faveur d’une réponse européenne unie face aux défis migratoires, alors que l’Espagne fait face à une forte pression à ses frontières, notamment à Sebta.
Dans un message publié sur le réseau social X, le dirigeant espagnol a estimé que « la solidarité et l’empathie sont optionnelles. Le respect des traités européens et des données, non », en réponse aux critiques formulées par certains responsables politiques réclamant un durcissement de la politique migratoire.
Cette déclaration intervient également dans un contexte de tensions avec certains partenaires européens. L’Italie de Giorgia Meloni a annoncé la réintroduction temporaire de contrôles aux frontières avec l’Espagne pour une durée d’un mois, une mesure présentée comme une suspension partielle des dispositions de l’espace Schengen entre les deux pays. Rome justifie cette décision par l’afflux massif de migrants à Sebta et par des impératifs de sécurité nationale, tandis que Madrid dénonce une initiative à forte portée politique et assure que l’intégrité de l’espace Schengen demeure pleinement garantie.
Pour étayer son propos, Pedro Sánchez s’est appuyé sur des chiffres attribués à Frontex concernant les entrées irrégulières enregistrées entre 2021 et 2026. Selon ces données, la route de l’Italie demeure la plus empruntée avec 478 600 entrées irrégulières, devant les Balkans occidentaux (340 600) et la Grèce (259 800). L’Espagne arrive en quatrième position avec 234 760 entrées, loin devant la frontière orientale de l’Union européenne (48 000).
Le Premier ministre espagnol a ainsi cherché à relativiser la situation que connaît son pays, malgré les récents épisodes de tension à Ceuta, où des centaines de migrants ont tenté de franchir la frontière ces derniers jours.
« Ce n’est pas le moment de diviser. C’est le moment de continuer à construire une Union européenne forte et unie », a-t-il conclu, appelant les États membres à privilégier une approche fondée sur la coopération et le respect des engagements européens plutôt que sur les divisions politiques.
Cette prise de position intervient alors que la gestion de la migration irrégulière est redevenue un sujet central du débat politique en Espagne et au sein de l’Union européenne, à la suite des récents événements survenus à la frontière de Sebta.
KS



